Le superbe ouvrage Textiles du Monde Islamique (320 pages, 700 illustrations couleur, format 30,8 X 24 cm – 75,00 €) de John Gillow est un véritable tour du monde des textiles islamiques. L’auteur est un éminent spécialiste des textiles. Il a parcouru le monde dans le but de les découvrir, de les collectionner, de tenir des conférences à leur sujet.
Dans son livre, publié aux Editions Citadelle & Mazenod (www.citadelles-mazenod.com) vous découvrirez des tapis de prière brodés de Turquie, des manteaux anatoliens en ikat, des bourses de tricot ottomanes, des chaussettes ornées de perles des Balkans, des voiles berbères, des robes syriennes à motifs en réserve, des calottes au crochet iraquiennes, des tentures saoudiennes à décor appliqué, des robes indigo du Yémen, des sacs en soie rayée du Caucase, des sarongs en batik d’Indonésie, des étroits cousus en bord à bord en Afrique de l’Ouest. Le livre est bâti par région. Chaque région bénéficie d’un aperçu historique, ainsi que d’une explication des traditions textiles. Les techniques de fabrication des tissus sont expliquées en détail, complétées par des informations captivantes sur les différents métiers à tisser, les matières premières, les teintures, les types de décors et les spécialités locales.
Après des études en sylviculture, agronomie, pédagogie, horticulture et une formation de guide-nature, Philippe Moës travaille au Département de la Nature et des Forêts, en Wallonie. Depuis plus de 20 ans, sa passion pour la photo et ses talents d’autodidacte l’ont conduit à devenir un des meilleurs photographes naturalistes du moment. Les photographies de Philippe Moës (www.photos-moes.be) sont diffusées dans une centaine de pays du monde par Wildlife Pictures. C’est aux Editions du Perron (www.perrron.be) que vient d’être publié le livre De perles et de feu de Philippe Moës. Cet ouvrage propose un florilège d’images magnifiques, des instants précieux. Dans les brumes de l’aube, le photographe attend patiemment que les rayons du soleil percent l’obscurité. Discret, de ses yeux attentifs, il cherche à observer le lever des oiseaux aquatiques, les ébats du sanglier, la promenade du chat sauvage… En communion avec cette faune qu’il respecte, il vole au temps qui fuit des moments inoubliables. Philippe Moës nous entraîne à sa suite dans son univers favori, fait de lumières éphémères, de forêts et d’eau. Les photos de ce livre nous éveillent à la fragile beauté du patrimoine humain. Chez le même Editeur, nous avons apprécié : Liège, une principauté, une nation, une ville, des origines au XXIème siècle de Lily Portugaels et Charles Mahaux ; Estuaires du plat pays, oiseaux migrateurs, amours et nids de Philippe Woot ; Histoire des luminaires, histoire des hommes de Philippe Deitz ; Regards de cerfs de Gérard Jadoul ; Au pays des oiseaux, l’album d’un photographe de Franck Renard.
Janet Wheatcroft a atteint une notoriété internationale en créant le « Craigieburn Garden de Moffat », dans la campagne écossaise. Aujourd’hui elle se consacre à la conception de livres sur les jardins. Janet Wheatcroft vient de publier un splendide ouvrage aux Editions Citadelle & Mazenod (www.citadelles-mazenod.com) sous le titre Jardins Chinois. (260 pages, 300 illustrations couleur). L’art de concevoir des jardins pour le plaisir des sens et la relaxation de l’esprit remonte à l’aube de l’histoire chinoise. Marco Polo et les Occidentaux qui ont découvert à sa suite les jardins chinois nous ont vanté leur dessin subtil et intriqué, leur architecture raffinée, leur utilisation habile de la végétation, de l’eau et des matériaux naturels. Pourtant, l’Occident a longtemps peiné à les comprendre et à s’approprier les concepts et le savoir-faire qui les sous-tendent. Cette magistrale publication dévoile la splendeur des grands jardins chinois à travers de magnifiques photographies originales et de riches descriptions, tout en éclairant par des termes simples leur contenu idéologique et technique. Sa lecture permettra à tous les jardiniers, architectes et paysagistes d’appréhender ce patrimoine inestimable, et d’insuffler une part de son esprit à leurs propres créations. Immersion totale dans l’art fascinant des jardins chinois, cet ouvrage saisit en images l’essence même de chacun d’eux. Il permet de mieux comprendre comment fonctionnent les jardins chinois.
Depuis les années 1970, l’œuvre du peintre Gérôme a été largement reconsidérée, après être tombée en disgrâce, suite aux farouches hostilités de l’artiste envers les impressionnistes. Le peintre et sculpteur Jean-Léon Gérôme (1824-1904) est considéré aujourd’hui comme l’un des grands créateurs d’images du XIXème siècle. Des images qui se situent entre exploration du réel et évasion exotique, à la fois savantes et populaires. Laurence Des Cars, Conservateur en chef du patrimoine, directrice scientifique de l’Agence France Muséums, publie chez Découvertes Gallimard (www.decouvertes-gallimard.fr / www.gallimard.fr / www.folio-lesite.fr) un livre particulièrement réussi, Gérôme de la peinture à l’image. La publication est organisée en huit modules dépliants, permettant d’aborder les principaux enjeux de son œuvre : sa réelle et profonde vocation d’artiste, son rapport complexe à l’exotisme et au modèle antique, son colorisme implacable, sa conception théâtralisée de la peinture d’histoire, ou encore l’importance de son rôle dans la vie artistique parisienne du XIXème siècle et l’immense engouement qu’il suscita auprès du public et des collectionneurs. Chez le même Editeur, dans la même collection, nous avons découvert : Monet, un œil…mais bon Dieu, quel œil de Sylvie Gache-Patin ; Le trésor des Médicis de Maria Sframeli ; Versailles et les sciences de Catherine Arminjon ; Histoire de la photographie de Quentin Bajac ; Giono, le roman, un divertissement de roi d’Henri Godart ; L’opéra comique de Maryvonne de Saint Pulgent.
Lapita : au cœur du Pacifique, ce nom insolite et méconnu est celui d’une civilisation établie depuis près de 3 000 ans. En moins de quatre siècles, cette culture, sa langue et ses traditions se sont disséminées sur 4.500 km, dont la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu sont le cœur. La culture Lapita est caractérisée par deux éléments marquants : l’introduction par les colons dans cette région du globe des langues austronésiennes, ainsi qu’une tradition céramique très spécifique. D’une homogénéité exceptionnelle, les poteries Lapita sont ornées de décors mêlant motifs géométriques et formes humaines. Les scientifiques travaillant dans cette zone Pacifique ont identifié 200 sites dont chacun a révélé des traces de la culture Lapita. L’ouvrage collectif Lapita, ancêtres océaniens, publié chez Somogy Editions d’Art (www.somogy.net), à l’occasion de l’exposition qui se tient au Musée du Quai Branly, permet de comprendre l’une des plus anciennes cultures du Pacifique. Il s’agit du premier ouvrage de référence sur les aspects scientifiques et artistiques relatifs au Lapita. D’autres joyaux chez le même Editeur : Le Service encyclopédique d’Anne Dion-Tenebaum ; Lady Macbeth marchant dans son sommeil de Johann Heinrich Füssli ; Musée de Pont-Aven de Catherine Puget et Estelle Guille des Buttes-Fresneau.
Avec Marco Paoluzzo, je vous invite à plonger dans un univers fascinant : celui des espaces rudes et purs, primitifs et intenses, minéraux et liquides. Celui des Terres Boréales. Groenland, Norvège, Islande, Îles Shetland et Îles Féroé constituent les Terres Boréales. Marco Paoluzzo parcourt ces terres sublimes depuis près de vingt ans. Avec son ouvrage Terra Borealis, publié aux Editions Favre (www.editionsfavre.com), il restitue la beauté nue et éblouissante de ces Terres Boréales. Un voyage hypnotique. Marco Paoluzzo est également l’auteur des livres suivants, publiés chez le même Editeur : Les Îles Féroé ; Pékin ; Islande, d’ombre et de lumière ; Lumières d’Ethiopie. Dans sa collection « Albums », les Editions Favre ont publié d’autres merveilleuses nouveautés (des albums abondamment illustrés) : Saris de soie, reflets du temps de Benoît Lange ; Paleo, la magie de l’éphémère ; Le grand Lausanne vu du ciel d’André Locher ; Château et forêt de Fontainebleau de Monique Berger et Jean-Claude Polton.
Associer respect de l’environnement et développement durable à un style résolument contemporain est l’une des tâches les plus exaltantes des bâtisseurs d’aujourd’hui. Et les architectes relèvent le défi avec des concepts créatifs révolutionnaires, qui ont d’ores et déjà fait de l’innovation écologique une partie intégrante de l’acte de construire. Chris Van Uffelen est historien de l’art. Il vient de publier aux Editions Citadelle & Mazenod (www.citadelles-mazenod.com) son livre Architecture écologique. (260 pages, 440 illustrations couleur). La sélection de constructions et d’ouvrages architecturaux présentée dans cette admirable publication nous fait découvrir des conceptions spectaculaires. L’association d’un design original et d’une mise en œuvre visionnaire des technologies de conservation et de l’énergie de préservation de l’environnement fait de ces réalisations les éclaireurs de l’architecture contemporaine.
En 350 photos saisissantes, le très beau livre Le Tour du mondé équitable, des femmes et hommes qui sèment l’espoir d’Eric St-Pierre, publié aux Editions de l’Homme (www.editions-homme.com), transporte le lecteur aux quatre coins de la planète, au cœur de la vie de femmes et d’hommes, artisans, paysans, travailleurs, qui produisent des denrées faisant partie du quotidien. Ces personnes ont soif de justice et de reconnaissance. A travers des paysages lumineux et colorés ainsi que des portraits intimes et touchants, ce tour du monde, réalisé dans 15 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine, présente 14 filières du commerce équitable, des plus communes comme l’artisanat, le café et le cacao, aux moins connues, comme le karité, le quinoa et le guarana. Cette publication est la plus complète jamais publiée sur le commerce équitable. Il permet de partir à la rencontre des producteurs, de comprendre la chaîne de transformation de chaque produit, les avantages et les défis de cette alternative solidaire et de découvrir le véritable visage du commerce équitable : des femmes et des hommes qui bâtissent un monde plus juste. L’auteur et photographe, Eric St-Pierre est un grand reporter canadien. Au rayon du même Editeur : Zik et BD, la chanson québécoise en bande dessinée d’Olivier Benoit ; Magie, le cours complet de Joshua Jay ; Thé, histoire, terroirs, saveurs de la Maison Camellia Sinensis ; La carte des desserts de Patrice Demers ; Cupcakes de Julien Guillegault.
Les Editions Alternatives (www.editionsalternatives.com) viennent de publier un document qui m’a marqué, profondément marqué : Mines d’ordure de Paul-Antoine Pichard, préfacé par Bernard Giraudeau. Paul-Antoine Pichard a voyagé sur tous les continents à la rencontre des plus pauvres d’entre les pauvres, ceux qui survivent sur les restes du gâchis économique et écologique d’un système dont ils sont exclus. La force des photos de Pichard pénètre nos consciences d’une façon plus directe et plus brutale que tout discours. Des centaines de milliers d’humains, hommes, femmes et enfants, vivent des déchets des autres et, ces damnés, vivent dans des conditions inhumaines, sur les décharges, là où s’entassent les ordures. Ce livre choc nous emmène à Bangkok, au Caire, à Dakar, à Mexico, à Bombay, à Manille. Aux mêmes Editions, nous avons apprécié : Le meilleur de la tarte au citron de Jacques Génin ; Recettes et collages d’Alain Passard ; Descente interdite, graffiti dans le métro parisien de Karim Boukercha ; Artivisme, art militant et activisme artistique depuis les années 60 de Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi ; La cuisine de Théophile Gautier d’Alain Montandon.
Rêver, partir, rouler, dîner, dormir, arriver et….découvrir ! Ne sont-ce pas là les termes qui s’associent le mieux à un voyage en train. Grâce au livre de Thierry Favre, spécialiste de l’histoire du chemin de fer par les affiches, publié aux Editions Citadelle & Mazenod (www.citadelles-mazenod.com) sous le titre Affiches du Chemin de Fer (180 pages, 200 affiches couleurs reproduites) le spectateur part en voyage et vit de grandes aventures, animées par les affiches de compagnies ferroviaires européennes et américaines. Le graphisme inventif de certains affichistes talentueux permet de découvrir, dans ce livre, toutes les facettes de ces trains qui ne nous incitent pas seulement au voyage ; ils nous invitent aussi à la rêverie nostalgique d’enfants devenus adultes, se remémorant avec amusement la fascination qu’exerçaient alors les somptueux trains électriques exposés dans les vitrines des magasins de jouets.
Dans le livre extraordinaire Rome, la fin de l’art antique, publié aux Editons Gallimard (www.gallimard.fr / www.decouvertes-gallimard.fr / www.folio-lesite.fr) Ranuccio Bianchi Bandinelli aborde les IIIème et IVème siècle, de la mort de Commode à la fin du règne de Théodose 1er, période au cours de laquelle le monde romain se métamorphose, à travers les troubles politiques et militaires du IIIème siècle et la refondation de l’Empire que représentent la Tétrarchie et le règne de Constantin, en un Empire chrétien prêt à engendrer le Moyen Âge occidental d’un côté et le monde byzantin de l’autre. Cette période longtemps considérée comme un temps de décadence confuse est ici présentée comme un moment de transformation majeure.
Michel Schroeder