Kultur27. Januar 2023

Jusqu’au 29 janvier à la Galerie A Spiren à Strassen

Présence des personnages de Silke Aurora

de Michel Schroeder

La Galerie A Spiren, située dans le Centre Culturel Barblé à Strassen au 203, route d’Arlon permet d’exposer sur deux étages. De belle grandeur, l’espace d’exposition autorise de montrer un nombre fort important d’œuvres les plus diverses. L’exposition sera visible jusqu’au dimanche 29 janvier, de 15 heures à 19 heures. L’artiste est présente les week-ends. Une petite fête aura lieu le jour du finissage, le dimanche 29 janvier.

Silke Aurora est née à Neuwied et vit à Bitburg. Elle a étudié à l’Académie Européenne de Trèves, auprès d’Edith Oellers à Düsseldorf et auprès de Bernd Petri à Cologne. Elle a travaillé en qualité de designer en Chine et en Allemagne.

Elle est membre organisatrice de «BitburgArt, eine Stadt Voll Kunst».

Elle a remporté le Grand Prix du Centre Art et Littérature de Thionville, en 2016, le Prix du public au Kunstpreis 2020 du Kunstraum KM9 de Trèves.

L’artiste est membre du Cercle artistique ARC ou ARC Kënschtlerkrees.

Elle dissèque ses personnages

Je vous propose de faire connaissance, à travers notre reportage, avec une artiste qui possède sa propre marque de fabrique, sa luminosité, son rayonnement.

Silke Aurora dissèque les personnages qu’elle représente, elle les scrute, les analyse, sonde leur âme. Elle suggère, retouche, à la recherche d’elle-même. Mais grâce justement à cette recherche d’elle-même, elle nous aide à nous trouver nous-mêmes. Être ou ne pas être est la question centrale.

Ici rien n’est anodin, tout est subtil

En parcourant les deux étages de l’exposition, je ne cache pas avoir subi quelques coups de cœur, inévitables probablement, quand on parvient à saisir toute la portée de l’univers créé par l’artiste. Ici rien n’est anodin, tout est question de création, une création subtile, engagée, réfléchie. Ils sont vivants, les traits des personnages de l’artiste sont éclatants de vérité, de subtilités. Ils semblent vraiment être vivants. Ils font partie de notre quotient. On peut en faire ses ami(e)s. C’est sans doute cela qu’ils recherchent, prendre, entrer en contact avec nous. Qu’ils nous plaisent ou non, qu’ils nous soient sympathiques ou non, qu’ils nous soient proches ou non, ils sont présents, partout présents et rien, ni personne ne pourra les enlever, les ôter de notre quotidien.

Tout d’abord, je brise les couches de couleurs

«C’est dans les grands formats que je parviens à mettre toute mon énergie, nous a expliqué l’artiste. Après avoir dépose plusieurs couches de peinture sur mes toiles, après y avoir transcrit les gènes de ces personne auxquelles, à ma façon, je donne vie, je pose mes toiles sur le sol.

Je brise les couches de couleurs appliquées, puis je les retravaille au gré de ma fantaisie, ainsi que de mon inspiration, à l’aide d’une brosse. Oui, vous avez bien, compris à l’aide d’une brosse ! C’est grâce à elle que j’obtiens les expressions que vous retrouvez dans mes travaux.

Ils sont remplis d’expressions, les visages de mes personnages. Chacun et chacune peut facilement comprendre le caractère, ainsi que les sentiments qui les habitent.

Mon plus grand souhait ? Que le public soit sensible à la pertinence de mon art, réceptif et sensible à ce que j’exprime.»

En feuilletant l’agenda

En feuilletant l’agenda des expositions collectives et individuelles de Silke Aurora, j’ai constaté bien vite que, celui-ci est bien fourni : 9ème Salon International d’Art Contemporain à l’Escher Theater, Biennale d’art Contemporain de Strassen, Gallerie Netwerk à Trèves, Artweek de Luxembourg, Salons du Cercle artistique Luxembourg, Discovery art fair à Frankfort, Gesellschaft für Bildende Kunst de Trèves, BitburgART Bitburg, Discovery Art Fair de Cologne …

Une importante exposition de l’artiste aura lieu du 2 au 23 juin au Kunsthaus de Ansbach, Allemagne.