Luxemburg27. Oktober 2026

Stellungnahme der KPL zur Wohnungskrise / Communiqué du KPL

Wohnen ist ein Recht, kein Privileg!

KPL : Le logement est un droit, pas un privilège !

Im Vorfeld der vom »Jugendrot« und 12 Jugendorganisationen für heute Dienstag um 15 Uhr vor der Chamber angekündigten Manifestation, um auf die Wohnungskrise aufmerksam zu machen, hat die KPL ihre Forderungen zur Beseitigung der Wohnungsnot veröffentlicht:

»In Ländern der Europäischen Union wächst der Unmut über die sich stetig verschlechternden Lebensbedingungen für einen großen Teil der Bevölkerung, ganz besonders für die Jugend. In Frankreich, Belgien, Portugal, Italien, Deutschland sind bereits Zehntausende Jugendliche auf die Straßen gegangen, um bessere Bildungschancen und das Recht auf bezahlbaren Wohnraum einzufordern.

In Luxemburg hat die Regierung konkrete Versprechungen gemacht, um soziale Mietwohnungen zu bauen. Die Einhaltung dieser Versprechen lässt weiter auf sich warten.

Die KPL hat zahlreiche Forderungen aufgestellt, um die Situation spürbar zu verbessern, darunter

– den Bau von 50.000 öffentlichen Mietwohnungen innerhalb von zehn Jahren;

– die Gründung von öffentlichen Baubetrieben, um den Wohnungsbau direkt in staatliche und kommunale Hände zu nehmen;

– eine gesetzliche Spekulationssteuer auf baureifes Land, das ohne sachlichen Grund längere Zeit ungenutzt bleibt; diese soll unabhängig von der Bodenpreisentwicklung erhoben werden und mit der Dauer der Zurückhaltung steigen. Bodenwertzuwächse sollen zusätzlich abgeschöpft werden;

– eine gesetzliche Spekulationssteuer auf Wohnungen, die längere Zeit leer stehen, es sei denn, die Besitzer erklären sich bereit, die Wohnung(en) an den Staat oder die Gemeinde zu vermieten;

– die Schaffung einer öffentlichen Baulandreserve, gekoppelt an die Vergesellschaftung des Besitzes großer Baulandspekulanten;

– die gesetzliche Begrenzung der Mieten in öffentlichen Mietwohnungen auf 10 Prozent des jeweiligen Einkommens der Mieter;

– eine wirksame Begrenzung der Mieten auf dem privaten Wohnungsmarkt, einschließlich Neuvermietungen, möblierter Zimmer und Wohngemeinschaften, verbunden mit unabhängigen Mietkontrollen und einem kostenlosen Beratungs- und Rechtsschutzangebot für Mieter mit niedrigem Einkommen.

– eine öffentliche Wohnraumgarantie für junge Erwachsene mit kleinen Einkommen: Staat und Gemeinden müssen innerhalb verbindlicher Fristen ein bedarfsgerechtes Angebot bezahlbarer Wohnungen und freiwillig gewählter Wohngemeinschaften bereitstellen. Der Zugang zu solchen sich aus neuen Bauten wie aus dem Leerstand sich ergebenden Wohnungen muss auch Auszubildenden, Studierenden und jungen Erwerbslosen offenstehen und ohne elterliche Bürgschaft oder unbefristeten Arbeitsvertrag möglich sein.

Aus diesem Grund begrüßt die KPL den Aufruf von Jugendorganisationen zu einer Protestkundgebung am Dienstag vor der Chamber und erklärt ihre volle Unterstützung für die gerechten Forderungen der jungen Menschen.

Denn: Wohnen ist ein Recht, kein Privileg!«

KPL : Le logement est un droit, pas un privilège !

«Dans les pays de l’Union européenne, le mécontentement grandit face à la détérioration constante des conditions de vie d’une grande partie de la population, en particulier chez les jeunes. En France, en Belgique, au Portugal, en Italie et en Allemagne, des dizaines de milliers de jeunes sont déjà descendus dans la rue pour réclamer de meilleures chances d’accès à l’éducation et le droit à un logement abordable.

Au Luxembourg, le gouvernement a pris des engagements concrets pour construire des logements sociaux. Mais la concrétisation de ces promesses se fait toujours attendre.

Le KPL a formulé de nombreuses revendications visant à améliorer sensiblement la situation, notamment

– la construction de 50 000 logements sociaux d’ici dix ans,

– la création d’entreprises publiques de construction afin de placer la construction de logements directement entre les mains de l’État et des communes ;

– une taxe légale sur la spéculation foncière applicable aux terrains constructibles qui restent inutilisés pendant une longue période sans raison valable ; cette taxe doit être prélevée indépendamment de l’évolution du prix des terrains et augmenter en fonction de la durée de la non-utilisation. Les plus-values foncières doivent en outre être prélevées ;

– une taxe légale sur la spéculation immobilière applicable aux logements inoccupés depuis longtemps, sauf si les propriétaires se déclarent prêts à louer le ou les logements à l’État ou à la commune ;

– la création d’une réserve publique de terrains à bâtir, liée à la socialisation des biens des grands spéculateurs fonciers ;

– la limitation légale des loyers des logements sociaux à 10 % du revenu de chaque locataire ;

– une limitation effective des loyers sur le marché locatif privé, y compris pour les nouvelles locations, les chambres meublées et les colocations, associée à des contrôles indépendants des loyers et à une offre gratuite de conseil et d’assistance juridique pour les locataires à faibles revenus.

– une garantie publique de logement pour les jeunes adultes à faibles revenus : l’État et les communes doivent mettre à disposition, dans des délais contraignants, une offre adaptée aux besoins en logements abordables et en colocations choisies librement. L’accès à ces logements, qu’ils proviennent de nouvelles constructions ou de logements vacants, doit également être ouvert aux apprentis, aux étudiants et aux jeunes sans emploi, et être possible sans caution parentale ni contrat de travail à durée indéterminée.

C’est pourquoi le KPL salue l’appel lancé par les organisations de jeunesse en faveur d’une manifestation mardi devant la Chambre et exprime son soutien total aux revendications justes des jeunes.

Car : le logement est un droit, pas un privilège !»