Chez Fellner Contemporary jusqu’au 17 avril
La Mongolie et le Sénégal dans les œuvres de Max Dauphin
Actuellement et jusqu’au 17 avril, Max Dauphin expose chez Fellner Contemporary au 2 A, rue Wittheim à Luxembourg, dans le local qui a été occupé par Valerius Art Gallery, situé entre les deux galeries de Nosbaum et Reding. Avec ses caves voûtées, cette Galerie est l’une des plus belles du pays.
Notre contact avec l’artiste Max Dauphin sera immédiatement très amical. Apparemment il n’aime pas trop parler, mais avec nous il a beaucoup dit, beaucoup expliqué.
Il nous a expliqué qu’à cause du métier de son épouse, le couple a beaucoup voyagé, Mongolie, Sénégal, Etats-Unis. «Hans Fellner m’a motivé à fond pour que je j’expose les tableaux que j’ai réalisés dans ces trois pays». Je lui ai alors dit qu’à mes yeux cette exposition était une réussite, qu’elle méritait d’être vue par un maximum de personnes.
Max a toujours peint, mais il a également travaillé dans d’autres domaines. Lorsqu’en 2009 il a rejoint son épouse en Mongolie, sa principale occupation a été la peinture. Il a cherché une Galerie, mais à l’époque il n’y avait de Galerie en Mongolie, il a alors exposé dans un Musée à Oulan-Bator.
Dignité mongole
En Mongolie, le peuple est très digne. Mais aussi d’une très grande simplicité. Max avait réalisé quelques œuvres présentant des Mongols qui vivent très chichement, en ramassant, par exemple, des canettes vides de soda. Les autorités n’ont pas apprécié que l’artiste divulgue ainsi une facette négative du pays. Il s’est lancé dans d’autres œuvres, très belles finalement. Mais il a mis des masques aux personnes. Ce sont ces masques qui lui ont donné la possibilité de monter son exposition. Les responsables politiques et culturels ne lui ont pas autorisé à ce qu’il peigne les visages des personnes.
Personnellement j’apprécie énormément les peintures que l’artiste a commises en Mongolie. Elles véhiculent une partie de l’âme de ce pays.
Sénégal, des œuvres dynamiques
«Au Sénégal, nous habitions à cinq minutes de la plage», raconte Max Dauphin. «Je fus invité à la Biennale de Dakar lors de mon séjour dans ce pays. Dans mes peintures Le lion et La gazelle je dénonce le tourisme sexuel qui sévit dans ce pays. Ces femmes âgées qui sont à la recherche de jeunes hommes. Souvent ces relations qui semblent éphémère se terminent par des mariages le plus souvent intéressés. Les gazelles, ce sont ces jeunes filles qui acceptent d’être courtisées par des hommes mûrs. C’est un peu amusant, mais Gazelle est également le nom de la marque de bière sénégalaise.
Mes œuvres, je les ai peintes souvent sur du bois. Il s’agit de peinture acrylique. J’ai également utilisé de laque pour voitures. »
Dans toutes ses œuvres les combinaisons de couleurs qu’il met en place, ainsi que les matières qu’il utilise, leur confèrent beaucoup de dynamisme et un caractère ludique.«
Un artiste en perpétuel mouvement
Max Dauphin est né en 1977. Monsieur Dauphin père était graphiste. Max dessinait souvent avec son père à la table de la cuisine. Le dessin, puis la peinture sont devenus de véritables passions pour lui.
Pendant ses études à Marseille il a été en contact avec des gaffeurs et pendant tout un temps il s’est consacré au Street Art.
Il réalise de l’art figuratif. Ses œuvres sont le plus souvent de grands formats. Il aime illustrer des scènes de la vie. Il s’inspire de l’actualité, de ce qu’il voit autour de lui. Souvent il montre des personnages qui sont des exclus de la société.
Après avoir posé ses valises dans plusieurs pays, il est de retour au pays. Il fait partie du Bamhaus Art Collective. Il participe régulièrement à la Luxembourg Art Week.
Parmi les plus importantes expositions personnes de Max Dauphin, je me dois de citer : Ambassade du Luxembourg à Rome, au Kulturfoyer de Saarbrücken, à la Galerie Ulaanbaatar en Mongolie, à l’Artist Gallery à New York, à Dakar au Sénégal, ainsi qu’à Neimënster, Luxembourg. L’artiste a participé à de nombreuses expositions collectives, au Luxembourg, mais également à Londres et au Liban.
Il a obtenu la Mention spéciale du Jury pour son tableau Le radeau de la Méduse, lors des Jeux de la francophonie de Beyrouth, Liban.
