Jusqu’au 26 octobre à la Maison Schauwenburg, Bertrange
Ray Monde, ses animaux totem et l’humain pas si humain
Ray Monde nous a expliqué qu’elle est fascinée par deux animaux totem : l’aigle d’une part, celui qui représente symboliquement la liberté, l’auto-détermination, sa capacité à s’élever au-dessus des défis de la vie et d’autre part, le félin, pour sa nature sauvage avec son corps musclé et souple, ses sens développés et adaptés à la poursuite et à la capture de ses proies.
La nouvelle exposition de l’artiste Ray Monde, «Now in the time of Prédators», interroge la métaphore du prédateur appliquée à l’humain et désignant sa capacité à dominer, à exploiter autrui afin d’obtenir du pouvoir.
Dans sa peinture Terre-Mère, Ray Monde nous montre un homme qui pénètre la Terre-Mère. L’action de pénétrer fait ici référence aux activités humaines telles que l’exploitation du sol, l’agriculture ou de manière plus abstraite la compréhension scientifique de la terre. Ainsi, explique l’artiste, l’homme peut être considéré comme un cultivateur d’un côté et comme un prédateur de l’autre.
Au fil de l’exposition, vous découvrirez des œuvres qui interrogent la notion même de l’humain et le rapprochement que l’on peut en faire à des caractéristiques animales. Ici, apparaissent des créatures hybrides symbolisant la combinaison des pouvoir humain et animal, leur permettant de montrer la puissance. Cette série d’œuvres de même format sur fond rose et fuchsia à connotation sensuelle, sont également un jeu entre le souverain idéal et la bête de pouvoir réelle sachant utiliser l’astuce pour flatter les hommes et la force pour les subjuguer.
La dernière œuvre que vous découvrirez en visitant cette exposition est un épilogue. Un épilogue qui traque le bébé robot, comme concept futuriste. Sachant que la notion d’ectogenèse reste un sujet de recherche et de débat éthique.
A propos de Ray Monde
Ray Monde est née dans les années soixante à Luxembourg. Elle a étudié aux Arts Plastiques à la Sorbonne et a également fréquenté l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs et les Ateliers de la Grande Chaumière. Curieuse des grandes questions de l’existence, elle a suivi en parallèle des cours de philosophie à Paris VIII avec Gilles Deleuze et a participé aux séminaires de Michel Foucault.
Comme l’a expliqué Nathalie Becker, Ray Monde a très vite associé intimement l’art et la philosophie. Sa démarche s’inscrit dans une véritable recherche philosophique et sociologique.
Ray Monde comptabilise un nombre impressionnant d’expositions. Le public a pu ainsi découvrir ses réalisations à Luxembourg, Paris, aux USA, aux Pays-Bas, en Hongrie, en Belgique, en Chine, en Suisse…
La Maison Schauwenburg se situe à Bertrange, 7, Beim Schlass. L’exposition de l’artiste Ray Monde sera visible jusqu’au dimanche 26 octobre. Ce vendredi, samedi et dimanche, de 14 à 19 heures.

