3e jour de grève chez Ampacet
La direction a envoyé la police et des briseurs de grève
Les travailleurs d'Ampacet n'ont pas été surpris par l'arrivée de la police devant l'entreprise lors du troisième jour de grève. La direction de la filiale du groupe américain Ampacet dans la zone industrielle «Wolser» près de Dudelange avait auparavant déposé une plainte par le biais de ses avocats afin d'obtenir un référé »voie de faite« visant l’expulsion des grévistes du terrain devant l'entreprise avec l'aide du parquet et de la police. Cependant, l'arpentage effectué a révélé que le terrain sur lequel les grévistes avaient planté leurs tentes n'était pas du tout la propriété d'Ampacet...
Parallèlement, la direction a tenté de faire appel à des intérimaires pour tromper les grévistes. Cela a poussé les syndicalistes sur place à faire appel à l'Inspection du Travail, car il s'agit d'une infraction pénale et d'une atteinte au droit de grève, garanti par la Constitution.
Nos recherches ont d’ailleurs révélé que cinq briseurs de grève sont entrés dans l’entreprise, dont un chef d'équipe et - ce qui est particulièrement répréhensible - deux délégués du LCGB, dont on aurait pu s'attendre à ce qu'ils ne poignardent pas leurs collègues de travail dans le dos.
«Nous ne nous laisserons pas intimider par des menaces ou par d'autres tentatives de briser la grève», a déclaré le secrétaire central adjoint de l'OGBL du secteur de la chimie, Stefan Osorio, au «Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek». «La détermination des grévistes est intacte».
Une entrevue avec les ministres de l'Emploi et de l'Economie a été demandée, et l'OGBL a appelé ses membres à se rendre ce jeudi à 15 heures devant le site d'Ampacet pour manifester leur solidarité avec les grévistes.
3. Streiktag bei Ampacet: Die Geschäftsführung schickte
Polizei und Streikbrecher
Die Arbeiter von Ampacet haben nicht schlecht gestaunt, als am 3. Streiktag die Polizei vor dem Betrieb auftauchte. Die Geschäftsführung der Niederlassung des USA-Konzerns Ampacet in der Industriezone »Wolser« bei Düdelingen hatte zuvor über ihre Anwälte Klage eingereicht, um eine einstweilige Verfügung zu erreichen und die Streikenden mit Hilfe der Staatsanwaltschaft und der Polizei vom Gelände vor dem Betrieb zu vertreiben. Allerdings ergab die vorgenommene Landvermessung, dass das Gelände, auf welchem die Streikenden ihre Zelte aufgeschlagen haben, gar nicht im Besitz von Ampacet ist…
Parallel dazu versuchte die Geschäftsführung, Leiharbeiter zu holen, um die Streikenden zu hintergehen. Das veranlaßte die Gewerkschafter vor Ort, die Gewerbeinspektion einzuschalten, denn das ist eine strafbare Handlung und ein Angriff auf das Streikrecht, das von der Verfassung garantiert wird.
Aus dem Betrieb wurden wir zudem darüber in Kenntnis gesetzt, dass fünf Streikbrecher ankamen, darunter ein Teamleader und – was besonders verwerflich ist – zwei LCGB-Delegierte, von denen man eigentlich erwartet hätte, dass sie ihren Arbeitskollegen nicht in den Rücken fallen würden.
»Wir werden uns weder durch Drohungen noch durch andere Versuche, den Streik zu brechen, einschüchtern lassen, so der beigeordnete Zentralsekretär des OGBL aus dem Chemiebereich, Stefan Osorio, gegenüber der »Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek«. »Die Entschlossenheit der Belegschaft ist ungebrochen«.
Angefragt wurde eine Unterredung mit dem Arbeits- und dem Wirtschaftsminister, und für heute Donnerstag um 15 Uhr hat der OGBL seine Mitglieder aufgerufen, vor dem Betriebsgelände von Ampacet zu erscheinen und ihre Solidarität mit den Streikenden zu bekunden.
