Aus den Betrieben15. September 2026

Le groupe Sodexo annonce la suppression de plus de 1 000 emplois

L'objectif est d'augmenter le rendement pour les actionnaires

Sodexo-Gruppe kündigt Abbau von mehr als 1.000 Arbeitsplätzen an

de Ali Ruckert

Le 26 août, la direction du groupe Sodexo a annoncé qu'elle allait supprimer 1 097 emplois en France dans le cadre de son nouveau plan stratégique «Shift and Grow 2030».

Sodexo est un groupe français coté en bourse spécialisé dans la restauration d’entreprise et collective, présent dans 43 pays, dont le Luxembourg, et qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 24 milliards d’euros. Le groupe est contrôlé par la famille Bellon.

La suppression de plus de 1 000 emplois n’est pas due à des difficultés économiques, mais vise à répondre aux exigences de rentabilité des marchés financiers et à garantir un rendement plus élevé aux actionnaires, qui ont perçu plus de 4,5 milliards d’euros de dividendes au cours des 12 dernières années.

À ce jour, le gouvernement français est resté silencieux face aux licenciements collectifs annoncés, alors même que le groupe Sodexo est subventionné chaque année à hauteur de plusieurs millions d’euros par les deniers publics, grâce à des crédits d’impôt et à une réduction directe et permanente des charges patronales pour les bas salaires.

«Si ce licenciement boursier passe sans résistance massive, d’autres grands groupes suivront le mouvement», écrit le syndicat français CGT. Il souligne que les décrets de Macron de 2017 ont fragilisé le droit du travail et facilité les suppressions d’emplois. «En vidant de leur substance les mesures de protection collective, le gouvernement a donné aux grands groupes les moyens juridiques de procéder à des licenciements collectifs sans même avoir à invoquer des difficultés économiques. Défendre les emplois chez Sodexo, c’est aussi lutter contre ce système qui organise, au plus haut niveau de l’État, la précarisation généralisée du monde du travail», écrit le syndicat, qui a appelé à une grève chez Sodexo et à une manifestation devant le siège du groupe à Issy-les-Moulineaux, près de Paris, le 22 septembre.

L’OGBL exprime sa solidarité

Dans un communiqué du 11 septembre, l’OGBL a exprimé sa solidarité avec les salariés de Sodexo France et avec la CGT. «On ne peut pas demander toujours davantage de productivité et de flexibilité de la part des salariés, réduire les effectifs et augmenter la charge de travail de celles et ceux qui restent, tout en continuant à placer la rentabilité financière au centre des décisions», peut-on lire dans cette prise de position.

Il convient de rappeler que des négociations en vue du renouvellement de la convention collective sectorielle dans le domaine de la restauration collective auront lieu dans notre pays au cours des prochains mois, et que le syndicat espère qu’elles déboucheront sur de réels progrès sociaux. C’est en 2024 qu’une convention collective sectorielle a été conclue pour la première fois pour les plus de 3 000 salariés, dont plus de la moitié sont salariés de Sodexo.

«Les salariés de la restauration collective méritent des salaires à la hauteur de leur travail, de meilleures conditions de travail, des effectifs suffisants, des horaires permettant de concilier vie professionnelle et vie privée, et une véritable reconnaissance de leurs métiers et de leurs qualifications», insiste l’OGBL.

Sodexo-Gruppe kündigt Abbau von mehr als 1.000 Arbeitsplätzen an:
Es geht um eine höhere Rendite für Aktionäre

Am 26. August kündigte die Geschäftsführung des Konzerns Sodexo an, sie werde im Rahmen ihres neuen Strategieplans »Shift and Grow 2030« 1.097 Arbeitsplätze in Frankreich abbauen.

Sodexo ist eine börsennotierte französische Gruppe für Catering und Gemeinschaftsverpflegung, die in 43 Ländern, darunter Luxemburg, aktiv ist und einen Umsatz von 24 Milliarden Euro im Jahr zu verzeichnen hat. Kontrolliert wird die Gruppe von der Familie Bellon.

Der Abbau von mehr als 1.000 Arbeitsplätzen geht nicht auf wirtschaftliche Schwierigkeiten zurück, sondern zielt darauf ab, die Rentabilitätsanforderungen der Finanzmärkte zu erfüllen und eine höhere Rendite für die Aktionäre zu sichern, die in den letzten 12 Jahren mehr als 4,5 Milliarden Euro an Dividenden kassierten.

Bis dato hat die französische Regierung zu den angekündigten Massenentlassungen geschwiegen, obwohl die Sodexo-Gruppe Jahr für Jahr über Steuergutschriften und eine direkte und dauerhafte Senkung der Patronatsbeiträge für Niedriglöhne mit Millionen Euro an öffentlichen Geldern subventioniert wird.

»Wenn diese börsenbedingten Entlassungen ohne massive Gegenwehr hingenommen werden, werden andere große Konzerne das nachahmen«, schreibt die französische Gewerkschaft CGT. Sie verweist darauf, dass die Verordnungen von Macron aus dem Jahr 2017 das Arbeitsrecht regelrecht ausgehöhlt und den Abbau von Arbeitsplätzen erleichtert haben. »Durch die Aushöhlung der kollektiven Schutzmaßnahmen hat die Regierung den Großkonzernen die rechtlichen Mittel an die Hand gegeben, Massenentlassungen vorzunehmen, ohne sich dabei auch nur auf wirtschaftliche Schwierigkeiten zu berufen. Die Arbeitsplätze bei Sodexo zu verteidigen bedeutet auch, dieses System zu bekämpfen, das auf höchster staatlicher Ebene die allgemeine Prekarisierung der Arbeitswelt organisiert«, schreibt die Gewerkschaft, die für den 22. September zu einem Streik bei Sodexo und zu einer Manifestation vor dem Hauptsitz des Konzerns in Issy-les-Moulineaux bei Paris aufgerufen hat.

OGBL solidarisch

In einer Mitteilung vom 11. September hat sich der OGBL mit den Beschäftigten von Sodexo Frankreich und mit der CGT solidarisiert. »Man kann nicht ständig mehr Produktivität und Flexibilität von den Beschäftigten verlangen, Personal abbauen und die Arbeitsbelastung der Verbleibenden erhöhen, während gleichzeitig die finanzielle Rentabilität weiterhin im Mittelpunkt der Entscheidungen steht«, heißt es in der Stellungnahme.

Verwiesen wird darauf, dass in den nächsten Monaten hierzulande die Verhandlungen zwecks Erneuerung des sektoriellen Kollektivvertrags im Bereich der Gemeinschaftsverpflegung anstehen werden, von denen die Gewerkschaft erwartet, dass sie echte soziale Fortschritten bringen werden. 2024 war erstmals ein sektorieller Kollektivvertrag für die mehr als 3.000 Beschäftigten, davon mehr als die Hälfte Lohn abhängige bei Sodexo, abgeschlossen worden.

»Die Beschäftigten in der Gemeinschaftsverpflegung verdienen Löhne, die ihrer Arbeit entsprechen, bessere Arbeitsbedingungen, eine ausreichende Personalausstattung, Arbeitszeiten, die eine Vereinbarkeit von Beruf und Privatleben ermöglichen, sowie eine echte Anerkennung ihrer Berufe und Qualifikationen«, stellt der OGBL fest.