France Huser publie aux Edition Arléa
Le poète René Char, un Grand de la Résistance française
René Char (1907-1988) est l’une des grandes figures de la poésie française du XXème siècle. Son œuvre est marquée par une réflexion profonde sur la liberté, la responsabilité humaine face aux événements de l’histoire.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il a joué un rôle important dans la Résistance française. Sous le pseudonyme de «Capitaine Alexandre», il a commandé un maquis dans le sud de la France et a participé à l’organisation de réseaux clandestins opposés à l’occupation allemande et au régime de Pétain. Son engagement ne relevait pas seulement d’un choix stratégique : il s’agissait pour lui d’un impératif moral face à la perte de liberté et aux injustices.
Durant la guerre, René Char a collaboré avec différents réseaux de résistants issus de sensibilités politiques variées, qu’ils soient proches des communistes, des gaullistes ou d’autres mouvements patriotiques.
L’œuvre poétique de René conserve la trace de cette expérience dans la Résistance, transformant la mémoire de la guerre en réflexion universelle sur la condition humaine.
La critique d’art et écrivaine France Huser a eu le privilège de rencontrer René Char. Aux Editions Arléa, elle vient de publier dans la collection La Rencontre dirigée par Anne Bourguignon, le livre Les rendez-vous de l’Isle-sur-la-Sorgue – une amitié avec René Char.
France Huser livre un étonnant témoignage d’un homme plein d’humour et de bienveillance, soucieux du destin de ceux qu’ils côtoient, et farouche dans le même mouvement. Résistant et poète, il pouvait chercher pendant des mois la musicalité d’une phrase, savait différencier le chant de la fauvette de celui de la mésange et parlait par images, créant des liens inattendus et merveilleux entre les choses. France Huser en témoigne avec une fine sensibilité : René est l’un de ceux que l’on n’oublie jamais.
L’écrivaine dit de René Char ce qui suit : un extraordinaire magnétisme irradiait de lui, l’envoûtement naissait non seulement de sa parole, mais de toute sa façon d’être. Ses yeux étaient habités d’exigence et de foudre. C’était un regard qui vous happait, un regard d’une force inhabituelle, qui semblait pénétrer jusqu’au fond de l’âme celui qui lui faisait face, capter son destin et son secret. Visage tendu, il restait silencieux alors, et je songeais à ces mots qu’il m’avait dit un jour : «On a perdu le silence. On ose plus donner aux yeux quelque chose sans dire à la bouche de le nommer».
Merci aux Edition Arléa (www.arlea.fr) d’avoir publié ce livre d’une sensibilité à fleur de peau.

