Aus den Betrieben28. November 2023

Grève chez Ampacet Streik bei Ampacet

Nous sommes déterminés à nous faire entendre !

de ZLV

Malgré la pluie qui a balayé la zone industrielle «Wolser» près de Dudelange lundi matin, les travailleurs d'Amacet se sont mis en grève à 6 heures précises et ont installé des piquets de grève devant l'usine.

La direction de l'entreprise, une filiale du groupe américain Ampacet, avait littéralement provoqué la grève, non seulement en s'opposant catégoriquement à la revendication d'une augmentation de salaire de 2,5 % et de trois jours de congé supplémentaires, mais aussi en déclarant unilatéralement la fin de la médiation – une véritable déclaration de guerre aux salariés et à l'OGBL, puisque la convention collective était ainsi suspendue.

Avant même qu'elle ne commence, la grève a été portée par une véritable vague de solidarité de la part des syndicats de l'OGBL et des délégués du personnel de l'OGBL de nombreuses entreprises, le comité central du Parti Communiste Luxembourgeois (KPL) s'est déclaré solidaire avec les salariés d'Ampacet et, à l'initiative de déi Lénk, l'ensemble du conseil communal de Dudelange a adopté une résolution dans ce sens.

C'est dans cet esprit que le bourgmestre de Dudelange Dan Biancalana, les députés de déi Lénk Marc Baum et David Wagner, le président du KPL Ali Ruckert et Christophe Bartz du comité exécutif du KPL, entre autres, se sont rendus hier devant les portes de l'usine Ampacet. La présidente de l'OGBL Nora Back, qui est membre du comité de grève, était également présente, ce qui souligne l'importance que le syndicat accorde à l'action de grève.

Stefan Osorio, secrétaire central adjoint du Syndicat Chimie, et Saliha Belesgaa, présidente de la délégation du personnel d'Ampacet, ont expliqué une fois de plus les circonstances qui ont conduit à la grève et ont montré que le syndicat et l'ensemble du personnel sont déterminés à faire valoir leurs revendications et à défendre leur convention collective, malgré les fortes pressions exercées sur eux par la direction.

Les orateurs ont été régulièrement interrompus par des applaudissements, qui se sont encore intensifiés lorsque le secrétaire central du syndicat commerce, David Angel, a appelé à faire des dons pour le fonds de solidarité que l'OGBL a créé pour soutenir les grévistes.

Extraits du discours de Stefan Osorio :

«Pour la direction vous n’êtes qu’un citron à presser jusqu’à la dernière goute – pour enrichir ceux qui sont déjà très riches. Et c’est pour autant vous qui, par votre travail quotidien, faites tourner l’entreprise. Er c’est grâce à vous que l’entreprise fait des bénéfices …

Vous défendez aujourd’hui votre convention collective. Mais vous défendez aussi le modèle social luxembourgeois contre les attaques patronales. Car si le patron passe ici avec ses propos de casser la convention collective, les autres patrons partout ailleurs von essayer de les copier, de suivre son exemple …

Je ne vous cache pas, que cette lutte va être dure et peut-être même longue. Mais sur un point nous avons déjà eu gain de cause. Nous avons montré à la direction que nous sommes unis. Que nous sommes soudés. Que nous sommes solidaires.»

Extraits du discours de Saliha Belesgaa :

«Nous sommes ici, non pas par choix, mais parce que notre direction l’a décidé. La décision de la direction de ne pas chercher une solution équitable à nos préoccupations à laissé peu de place à l’espoir d’une résolution pacifique. Nous avons épuisé toutes les voies du dialogue, toutes les opportunités de compromis, et pourtant, nous nous retrouvons ici en tant que travailleurs unis par un objectif commun, devant notre lieu de travail, prêts à défendre nos droits et à exiger le respect que nous méritons …

Nous avons été confrontés à des méthodes fallacieuses, des accusations infondées envers certains d’entre nous, des humiliations, ainsi que le bafouement de nos droits et de notre convention collective de travail …

Nous sommes ici ensemble, solidaires, pour défendre nos droits, nos acquis, et pour dénoncer un management qui ne sert pas l’intérêt de la collectivité des travailleurs. Notre cause et notre combat sont légitime. Nos rangs sont forts, notre solidarité est notre plus grande arme, et nous sommes déterminés à faire entendre notre voix …»

Streik bei Ampacet:
Wir sind entschlossen, uns Gehör zu verschaffen!

Trotz des Schneeregens, der am Montagmorgen durch die Industriezone »Wolser« bei Düdelingen fegte, traten die Beschäftigten von Amacet pünktlich um 6 Uhr in den Streik und stellten Streikposten vor dem Werk auf.

Die Geschäftsführung des Betriebs, eine Niederlassung des USA-Konzerns Ampacet, hatte den Streik regelrecht provoziert, indem sie sich nicht nur kategorisch gegen die Forderung von 2,5 Prozent Lohnerhöhung und drei zusätzlichen Urlaubstagen gesperrt, sondern die Schlichtung einseitig für beendet erklärt hatte, noch vor Ablauf der gesetzlichen Pflicht – eine regelrechte Kriegerklärung an die Beschäftigten und den OGBL, da damit der Kollektivvertrag außer Kraft gesetzt ist.

Noch bevor er überhaupt begann, wurde der Streik von einer regelrechten Solidaritätswelle seitens der Syndikate des OGBL und der OGBL-Personalvertreter vieler Betriebe getragen, das Zentralkomitee der KPL erklärte sich solidarisch mit den Beschäftigten von Ampacet und ebenso, auf Initiative von déi Lénk, der gesamte Düdelinger Gemeinderat, der eine entspre­chende Resolution verabschiedete.

Ganz in diesem Sinne waren gestern vor dem Werkstor von Ampacet unter anderem auch der Düdelinger Bürgermeister Dan Biancalana, die Abgeordneten von déi Lénk Marc Baum und David Wagner, KPL-Präsident Ali Ruckert und Christophe Bartz vom Exekutivkomitee der KPL erschienen. Zugegen war auch OGBL-Präsidentin Nora Back, die Mitglied des Streikkomitees ist, was unterstreicht, welche Wichtigkeit die Gewerkschaft der Streikaktion beimisst.

Stefan Osorio, beigeordneter Zentralsekretär des Syndikats Chemie, und Saliha Belesgaa, Präsidentin des Ar­bei­ter­ausschusses bei Ampacet, erläuterten noch einmal die Umstände, die zum Streik führten und machten klar, dass die Gewerkschaft und die ganze Belegschaft entschlossen sind, ihre Forderungen durchzusetzen und ihren Kollektivvertrag zu verteidigen, obwohl seitens der Geschäftsführung starker Druck auf sie ausgeübt wurde.

Die Redner wurden immer wieder durch Applaus unterbrochen, der noch einmal besonders stark aufbrandete, als der Zentralsekretär im Handel, David Angel, dazu aufrief, fleißig für den Solidaritätsfonds zu spenden, den der OGBL eingerichtet hat, um die Streikenden zu unterstützen.