Gut für Aktionäre, das Patronat und die Super-Reichen, schlecht für die Schaffenden, die Rentner und die Jugend
KPL zum CSV/DP-Regierungsprogramm
Das Zentralkomitee der KPL, das am 25. November 2023 tagte und sich eingehend mit dem Regierungsprogramm der CSV-DP-Regierung befasste, kam zur Schlussfolgerung, dass für die nächsten Jahre weder eine fortschrittliche noch eine sozial gerechte Politik zu erwarten ist.
Die von der vorangegangenen Regierung praktizierte militärische Aufrüstung, die von den USA und der NATO vorgegeben wird, wird verstärkt weitergeführt, um die Militärkapazitäten weiter zu erhöhen, auch in den Bereichen Cyberkrieg und Militarisierung des Weltraums. Das Geld, das im Militärbereich verpulvert wird, wird im Sozialbereich und in der Bildung fehlen.
Die »Stärkung der Kaufkraft«, die versprochen wurde, wird sich weitgehend darauf beschränken, den seit 2017 erlittenen Kaufkraftverlust abzuschwächen, nicht aber vollständig zu beheben. Der Kampf gegen die Armut, der angeblich zu den Prioritäten der Regierung gehört, beschränkt sich auf wenige Korrekturen, die nicht zu einer Abschaffung der Armut führen werden. Die dringend notwendige strukturelle Erhöhung des Mindestlohnes, des Mindesteinkommens und der Mindestrente ist nicht vorgesehen. Eine Indexmanipulation wird nicht ausgeschlossen.
Eine umfassende steuerliche Entlastung der kleinen und mittleren Einkommen ist im Regierungsprogramm nicht beabsichtigt. Es soll bei einigen punktuellen Maßnahmen wie etwa Steuersenkungen für Alleinerziehende, Verwitwete und junge Menschen zu Beginn ihres Arbeitslebens bleiben. Gewinner sind die Aktionäre, das Patronat und die Super-Reichen: Es wird weder eine Vermögenssteuer noch eine Erbschaftssteuer in direkter Linie geben, der Spitzensteuersatz für Besserverdienende wird nicht erhöht, und den Betrieben, Banken und Investitionsfonds wurde eine weitere Senkung der Steuern in Aussicht gestellt.
Ziel der angekündigten »Wohnungsbauoffensive für bezahlbare Mietwohnungen« ist es nicht, die Wohnungsnot zu beseitigen, dafür aber die Profite der Baulöwen und Spekulanten für die nächsten Jahre zu garantieren und den Mangel an bezahlbaren Wohnungen zu verwalten, nicht aber zu beheben. Eine solche »Wohnungsbauoffensive« ist allein schon deshalb zum Scheitern verurteilt, weil es keine Strategie gibt, um den krassen Mangel an Bauarbeitern zu beheben.
Im Gesundheitsbereich deutet vieles darauf hin, dass die Privatisierung von Teilen des Gesundheitswesens fortgesetzt wird, und es ist nicht auszuschließen, dass die Regierung die Schaffenden und Rentner stärker zur Kasse bitten beziehungsweise Leistungen kürzen will, um die die Kranken- und die Rentenkasse zu »sanieren«.
In der Bildungspolitik ist das liberale Zersplitterungs- und Privatisierungsprogramm quasi integral übernommen worden. Anstatt die öffentliche Schule mit zielorientiertem Nachhilfeunterricht, einer Harmonisierung der Curricula zwischen Grund- und Sekundarschule, einer Verlängerung des unteren Zyklus in der technischen Sekundarschule um ein Jahr und resoluten sozialen Maßnahmen zu stärken, werden drei weitere sogenannte »Internationale Schulen«, welche gesellschaftliche Parallelwelten schaffen, hinzukommen und zusätzliche administrative, pseudopädagogische Wasserköpfe geschaffen werden.
Im Bereich Wirtschaft hat die KPL den Eindruck, dass ganze Programmteile des Regierungsprogramms von den Patronatsorganisationen übernommen wurden. Dazu zählt, dass einerseits die Umverteilung der öffentlichen Finanzen zugunsten des Kapitals über alle möglichen Subventionen verstärkt fortgesetzt werden soll, während andererseits Verschlechterungen im Arbeitsrecht und eine vollständige Flexibilisierung der Arbeitszeiten angestrebt werden, das eingeschränkte Streikrecht aber nicht erweitert werden soll. Hier ist offensichtlich, dass es um die Zementierung der bestehenden kapitalistischen Verhältnisse auf Kosten der Arbeitsverhältnisse der Schaffenden geht.
Keine Strategie ist zu erkennen, wie die von den USA und der EU herbeigeführte Energiekrise überwunden, der Bedarf der Wirtschaft und der Haushalte nach bezahlbarer Energie langfristig abgesichert und die Schaffung von neuen Arbeitsplätzen im Bereich von Industrie und Handwerk langfristig gesichert werden kann. Hinzu kommt, dass die im Regierungsprogramm angeführten Maßnahmen im Bereich des Erhalts der Biodiversität und des Klima- und Umweltschutzes in keiner Weise den Notwendigkeiten entsprechen.
Die KPL sieht harte Zeiten auf die Rentner, Lohnabhängigen sowie deren Kinder zukommen und erneuert ihre Bereitschaft gemeinsam zu agieren, nämlich mit den Gewerkschaften, sozialen Vereinigungen und Parteien, die negative Auswirkungen der Regierungspolitik auf die Schaffenden verhindern und sozialen sowie demokratischen Fortschritt durchsetzen wollen.
Le Parti Communiste (KPL )
sur le programme de gouvernement CSV/DP
Bon pour les actionnaires, le patronat et
les super-riches, mauvais pour les salariés,
les retraités et les jeunes
Le comité central du KPL, qui s'est réuni le 25 novembre 2023 et a examiné en détail le programme de gouvernement CSV-DP, est arrivé à la conclusion qu'il ne faut pas s'attendre à une politique progressiste ou socialement juste pour les prochaines années.
Le réarmement militaire pratiqué par le gouvernement précédent et imposé par les États-Unis et l'OTAN sera poursuivi de manière accrue afin d'augmenter encore les capacités militaires, y compris dans les domaines de la cyberguerre et de la militarisation de l'espace. L'argent gaspillé dans le domaine militaire manquera dans le domaine social et dans l'éducation.
Le «renforcement du pouvoir d'achat» promis se limitera en grande partie à atténuer la perte de pouvoir d'achat subie depuis 2017, mais pas à y remédier complètement. La lutte contre la pauvreté, censée être une des priorités du gouvernement, se limite à quelques corrections qui n'aboutiront pas à l'éradication de la pauvreté. L'augmentation structurelle du salaire minimum, du revenu minimum et de la pension minimum, pourtant urgente, n'est pas prévue. Une manipulation de l'index n'est pas exclue.
Le programme gouvernemental ne prévoit pas d'allégement fiscal global pour les petits et moyens revenus. Il devrait s'en tenir à quelques mesures ponctuelles, comme des réductions d'impôts pour les monoparentaux, les veufs et les jeunes en début de vie active. Les gagnants sont les actionnaires, le patronat et les super-riches : Il n'y aura pas d'impôt sur la fortune ni d'impôt sur les successions en ligne directe, le taux d'imposition maximal pour les hauts revenus ne sera pas augmenté, et les entreprises, les banques et les fonds d'investissement se sont vu promettre une nouvelle baisse des impôts.
L'objectif de l'«offensive pour la construction de logements locatifs abordables» annoncée n'est pas d'éliminer la pénurie de logements, mais en revanche de garantir les profits des lobbies de la construction et des spéculateurs pour les années à venir et de gérer le manque de logements abordables, et non d'y remédier. Une telle «offensive» est vouée à l'échec, ne serait-ce que parce qu'il n'existe aucune stratégie pour remédier à la pénurie criante de travailleurs du bâtiment.
Dans le domaine de la santé, tout porte à croire que la privatisation de certaines parties du système de santé se poursuivra, et il n'est pas exclu que le gouvernement veuille faire payer davantage les travailleurs et les retraités ou réduire les prestations afin d'«assainir» les caisses d'assurance maladie et de retraite.
En matière de politique éducative, le programme libéral de morcellement et de privatisation a été repris quasi intégralement. Au lieu de renforcer l'école publique par des cours de rattrapage ciblés, une harmonisation des programmes entre le primaire et le secondaire, une prolongation d'un an du cycle inférieur dans l'enseignement secondaire technique et des mesures sociales résolues, trois autres écoles dites «internationales», qui créent des mondes sociaux parallèles, seront ajoutées et des hydrocéphales administratifs pseudo-pédagogiques supplémentaires seront créés.
Dans le domaine de l'économie, le KPL a l'impression que des pans entiers du programme gouvernemental ont été repris des programmes de revendications des organisations patronales. Il s'agit notamment du fait que, d'une part, la redistribution des finances publiques en faveur du capital doit être poursuivie de manière renforcée par le biais de toutes sortes de subventions, tandis que, d'autre part, des détériorations du droit du travail et une flexibilisation complète des horaires de travail sont visées, mais que le droit de grève limité ne doit pas être étendu. Il est évident qu'il s'agit ici de cimenter les privilèges existants du capital au détriment des conditions de travail des salariés.
Aucune stratégie ne se dégage pour surmonter la crise énergétique provoquée par les USA et l'Union Européenne pour garantir à long terme les besoins de l'économie et des ménages en énergie abordable et pour assurer à long terme la création de nouveaux emplois dans le domaine de l'industrie et de l'artisanat. À cela s'ajoute le fait que les mesures citées dans le programme gouvernemental dans le domaine de la préservation de la biodiversité et de la protection du climat et de l'environnement ne correspondent en rien aux nécessités.
Le KPL prévoit des temps difficiles pour les retraités, les salariés et leurs enfants, et renouvelle sa volonté d'agir ensemble, avec les syndicats, les associations sociales et les partis qui veulent empêcher les effets négatifs de la politique gouvernementale sur les travailleurs et imposer le progrès social et démocratique.

