Réseau national de pistes cy-clables
Au service de la mobi-lité quotidienne
Lorsque l’on parle de pistes cyclables, la première image qui nous vient à l’esprit est celle de sportifs, passionnés de la petite reine qui, seuls ou en groupe, parcourent le(s) pays.
Et pourtant, il en existe une autre, beaucoup moins « idyllique » bien sûr, mais qu’il ne faut pas négliger : celle des pistes cyclables en milieu urbain qu’un nombre toujours plus important de personnes empruntent quotidiennement, no-tamment pour se rendre au travail.
Et c’est ce à quoi le député Max Hahn a fait allusion dans une question parlementaire adressée à François Bausch, ministre du Développement durable et des Infrastructures, dans laquelle, il rappelle que le programme gouvernemental prévoit de développer le réseau national de pistes cyclables de manière importante, et non seu-lement pour les besoins tou-ristiques mais également pour répondre aux besoins de mobilité quotidienne.
La Chambre des Députés ayant, en février dernier, voté à l’unanimité le projet de loi relatif au réseau cyclable national et aux raccordements de ce réseau aux réseaux cyclables communaux, le député a demandé au ministre s’il pouvait lui donner plus de détails au sujet de ces tra-vaux, et notamment, en ce qui concerne les différentes phases prévues. Il veut savoir également quelles sont les pistes qui sont considérées comme « prioritaires » ?
Le ministre fait savoir que la loi prévoit de créer pas moins de 41 itinéraires cyclables nationaux qui permettront de rallier des sites définis d’« intérêt majeur », à savoir : gares ferroviaires, pôles d’emploi... Outre ces nou-veaux itinéraires, il y a éga-lement lieu d’adapter le ré-seau national, d’une part, pour pouvoir accéder à ces points d’intérêt et, d’autre part, pour en éliminer les dangers.
Il indique que la réalisation de ces itinéraires comporte pas moins de 100 projets, dont certains, déjà élaborés dans le cadre de la loi précédente en la matière, ont déjà été partiellement réalisés. Quant aux nouveaux projets, ils font actuellement l’objet d’analyses de la part des services responsables de la mobilité douce, de l’environnement et de la ges-tion de l’eau, en vue de l’obtention des autorisations nécessaires.
Le ministre déclare que la priorité a été accordée à la connexion du réseau cycla-ble national aux grands pôles d’emploi, aux pôles d’échanges et aux parkings relais, ainsi qu’aux lycées de proximité et aux itinéraires touristiques internationaux, et que les chantiers des projets de la première phase des travaux devraient débuter « dans les meilleurs délais ».
Parmi les projets de mobilité douce, figurent notamment : la desserte in-terne des centres dé développement et d’attraction, la liaison entre les communes de la Région Sud, la desserte des zones d’activités d’envergure ainsi que certaines pénétrantes de la Ville de Luxembourg.
Au niveau des « grands » projets à caractère touris-tique, il cite : l’Eurovéloroute n°5, qui passe sur |e territoire luxembourgeois (PC I7, PC 11 et PC 6), la promenade le long de la Moselle, le raccord de la Vennbahn à Clervaux et à la Nordstad, ainsi que le raccord de la zone dé récréation « Stauséi » au réseau national.
Enfin, il tient à souligner qu’en cas de difficultés ou de retards imprévus sur un projet prioritaire, il se pourrait qu’un projet non-prioritaire soit entrepris plus tôt que prévu.
I.P.I
