• Kultur23. Oktober 2021

    Saison 21/22 au Théâtre National du Luxembourg

    Embarquement pour d’autres mondes !

    de Michel Schroeder

    Programmation ambitieuse au Théâtre National du Luxembourg pour la nouvelle saison, une saison qui s’annonce particulièrement riche en découvertes de toutes sortes. Ambitieuse ? Finalement non quand on sait qui est le directeur du TNL ! Frank Hoffmann n’a-t-il pas dirigé, de 2005 à 2018, les Ruhrfestspiele de Recklinghausen. Grâce à son dévouement et à ses compétences, ce Festival est devenu l’un des plus grands d’Europe.

    Aujourd’hui le TNL jouit des compétences inégalables de Frank Hoffmann.

    Les pièces qui seront jouées au 194, route de Longwy, en Ville, questionnent le langage, l’art ou encore la société, tout en conviant les auteurs renommés et les noms les plus prestigieux du théâtre luxembourgeois.

    Lors de la présentation de la nouvelle saison, le directeur du TNL a rappelé que nous sortons d’une période qui a autant inspiré l’angoisse et l’insécurité que le rêve et l’optimisme.

    Frank Hoffmann nous a transmis sont enthousiasme pour la nouvelle saison, en nous racontant, dans les grandes lignes, quelques-unes des productions de la nouvelle saison.

    Petit itinéraire à travers la programmation

    C’est donc en la compagnie du directeur du TNL que nous effectuons cette petite balade à travers la programmation :  

    «Confini» (Frontières en français) est créée par la compagnie italienne ErosAntEros aux côtés du dramaturge luxembourgeois Ian De Toffoli, qui en a signé le texte. Cette coproduction du TNL a pour ambition de revenir aux origines de l’Union européenne, d’en raconter les enjeux migratoires, économiques et écologiques et d’entrevoir son futur. Sur scène, les interprètes de différentes langues et nationalités nous feront traverser un siècle de révolutions industrielles, de guerres et de crises économiques. Les acteurs incarneront les histoires de gens ordinaires, notamment des italiens qui ont quitté leur patrie pour aller travailler dans les bassins miniers du Nord de l’Europe. Sur scène pas moins de cinq langues seront parlées, le français, l’allemand, le luxembourgeois, l’anglais et l’italien. Traductions sur écran.

    «Confini» sera joué les 3, 4, 5 et 6 février. Vous pourrez applaudir les acteurs Hervé Goffings, Sanders Lorena, Marco Lorenzini, Djibril Mbaye, Agata Tomsic et Emanuela Villagrossi.

    Une pièce de l’auteure en résidence au TNL, Elise Schmit, sera jouée en première mondiale, les 24, 26 novembre et 3, 5 et 7 décembre : «Under the Sun ; Ënnert der Sonn». La mise en scène de cette œuvre qui est un défi aux côtés obscurs des confinements découlés de la crise du Coranavirus, a été confiée à Mahlia Theismann, une jeune luxembourgeoise qui avait assisté Frank Hoffmann dans sa mise en scène de «Zauberberg».

    «Testament» de Marie de l’irlandais Colm Toibin, monologue joué par Valérie Bodson et dont le metteur en scène Frank Feitler, rappelle qu’il fit scandale lors de sa création, à Broadway en 2012, chahutée par des évangélistes. Les 11, 12, 15, 16 et 17 décembre.

    Un autre temps fort de la saison viendra égayer la saison, les 19, 21, 23, 26, 27 et 28 janvier, avec «Eichmann». Cette pièce racontera le procès de l’architecte de la solution finale et organisateur des marches de la mort, un nazi effroyable. La pièce est coécrite et co-mise en scène par Gilles Guelblum et Serge Wolfsperger. L’écriture de la pièce s’est matérialisée après la rencontre des auteurs d’un rescapé d’Ausschwitz. Ils sont partis sur le point de vie du procès d’Eichmann, pour effectuer un travail de recherche sur la question de la responsabilité en explorant, sous la forme d’un collage mémoriel, la figure ambiguë et controversée d’un homme qui s’est considéré, dès le début du procès, non coupable !

    Une belle co-production entre le TNL et le TOL, mise en scène par Véronique Fauconnet, sera «Chanson douce», d’après l’adaptation par Pauline Bayle, du roman de Leïla Slimani, prix Goncourt 2016. La pièce sera l’un des événements du Mois de la francophonie, dont l’ambassadrice est Leïla Slimani : les 25, 26 février, 2, 4, 6 et 8 mars. Avec sur scène, Colette Kieffer et Mathieu Saccucci.  

    Du 17 au 19 mars 2022 vous applaudirez «Kunst», le texte génial de Yasmina Reza que Frank Hoffmann a transposé du français en allemand dans sa mise en scène.

    La première de «Combats et métamorphose d’une femme» aura lieu le 11 juin 2022. Il s’agit du second texte pour le théâtre du romancier Edouard Louis. C’est la deuxième fois que le metteur en scène et comédien Stanislad Nordey vient au TNL avec un texte d’Edouard Louis, après «Qui a tué mon père». Nordey tenait absolument à revenir jouer au TNL pour cette pièce, tant il avait été marqué par sa précédente expérience, affirma Frank Hoffmann. Peut-être parce que l’artiste a lui aussi senti sur la scène du TNL, et face à son public, on atterrit entre deux mondes. Autres représentations, les 12, 14 et 15 juin.

    Et encore

    «Was ihr wollt», sous la direction de Frank Hoffmann. Une époustouflante création, une superproduction autour d’une œuvre de William Shakespeare. 11 acteurs sur scène, cette pièce est également en partie une prestation musicale, jouée et chantée. Du très grand spectacle vous attend les 22, 23, 24, 26, 27 et 28 octobre.

    «L’espace du dedans», lecture des textes par Jacques Bonafé, présentation par Jean Portante. (conférence, lecture et exposition). Le 9 novembre.

    «Liberté d’action», Heiner Goebbels met en scène Henri Michaux ! Une création mondiale qui ne laissera personne indifférent. Les 11, 12 et 13 novembre.

    «Victor Hugo, Quo vadis Europa ?» A l’occasion du 150ème anniversaire du séjour de Victor Hugo au Luxembourg, le Trio Cénacle présente une soirée multimédia basée sur des compositions musicales autour de Victor Hugo. Sur scène, 3 musiciens et 1 acteur, Pitt Simon. Les 18 et 19 novembre.

    «Die Konferenz des Abwesenden», Rimini Protokoll, en langue allemande le 29 novembre ; «La conférence des absents», Rimini Protokoll, en langue française le 30 novembre et le 1er décembre en langue anglaise. Il y a crise ! Et en temps de crise mondiale, il est partout question de coopération mondiale. Néanmoins, cette fois-ci la crise est traitée localement, au nom de la sauvagerie du monde lui-même. Lors d’une conférence pour laquelle personne n’a besoin de réserver un vol en avion ou de monter dans un train !

    Une lecture en voix et en musique «Es ist ein Text entsprungen», avec les merveilleux Christiane Rausch et Jitz Jeitz : le 14 décembre.

    «Ödipus, Antigone, von Dante bis Heiner Müller», une soirée lecture, les choix de textes sont effectués par Olivier Ortolani. Le 9 janvier.

    «Between Worlds», avec Pascal Schumacher, musique et Elise Schmit, texte. Le 22 janvier.

    «Les chaises», d’Eugène Ionesco, dans une mise en scène de Gabor Tompa. La distribution est encore en cours. Les chaises est une des premières œuvres du grand dramaturge franco-roumain Eugène Ionesco. Au contraire de ses protagonistes, le texte n’a pas pris une ride et semble avoir été écrit pour notre monde actuel qui a perdu ses repères et ses certitudes.

    La programmation au TNL se terminant début juillet, je vous invite à consulter le site afin de découvrir la suite de la programmation.

    Le TNL c’est aussi

    La «Theaterschmëtt» : destiné à toutes celles et à tous ceux qui ont envie de monter sur scène. Ce projet vous offre la possibilité de fouler vous-même les planches et de jeter un œil derrière les coulisses d’autres productions du TNL. En fin de saison, les participants et participantes de la «Theaterschmëtt» présenteront leur travail sur scène au grand public.

    «TNL Kannerbühn», pour enfants à partir de 8 ans : cet atelier propose aux enfants une découverte du monde et des métiers du théâtre. Après des ateliers d’initiation, les enfants développeront des histoires à partir d’improvisations et de jeux scéniques qui formeront la moelle épinière de leur spectacle représenté en fin de saison.

    Pour les jeunes de 12 à 19 ans, le «TNL Jugendclub» : depuis dix-sept saisons maintenant le TNL donne avec ce Club aux jeunes la possibilité de s’initier au théâtre et surtout de réaliser eux-mêmes une création théâtrale, de l’écriture à la mise en scène en passant par la scénographie, les costumes, le son et bien-sûr le jeu d’acteur. Les jeunes monteront eux-mêmes sur scène dans leur propre spectacle.

    Informations pratiques : Théâtre National du Luxembourg 194, route de Longwy L- 1940 Luxembourg. Tél. 26 441270. www.tnl.luinfo@tnl.lu

     

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  • Kultur22. Oktober 2021

    Catherine Lorent au Centre d’Art Nei Liicht Dudelange jusqu’au 24 octobre

    Laissez-vous guider par vos soifs oniriques

    de Michel Schroeder

    Quels conseils vous donner avant de vous rendre au Centre d’Art Nei Liicht, Rue Dominique Lang à Dudelange, pour visiter cette exposition qui ne laisse finalement personne indifférent ? Mes conseils pourraient être nombreux ou au contraire minimes ! Personnellement, je vous conseille de sillonner les différentes salles où sont exposés, jusqu’au 24 octobre, les travaux de Catherine Laurent, exposés sous le titre «Pia Fraus» et d’attendre que la magie opère. Cette magie va opérer très vite, croyez-moi. Et vous ne serez pas déçu par cette expérience.

    L’artiste luxembourgeoise Catherine Lorent est née à Munich en 1977. Elle a effectué ses études artistiques à Karlsruhe, puis l’histoire à Freiburg, avant de poursuivre des études d’histoire de l’art à Paris. Elle a obtenu un doctorat en histoire de l‘art aux Universités de Heidelberg et de Luxembourg. Lors du Salon 2005 du Cercle artistique de Luxembourg elle a remporté le Prix d’encouragement décerné aux jeunes artistes puis en 2011 elle a obtenu le Prix révélation. Elle a représenté le Luxembourg à la Biennale de Venise en 2013.

    Elle a eu la possibilité de montrer ses œuvres lors d’expositions personnelles à la Galerie 19 Rouge à Luxembourg, ainsi qu’à Berlin, Marseille et Cologne. Elle est également à l’origine de projets musicaux où elle mélange et habille avec talent chant, piano et guitare.

    Catherine Lorent tout en étant fortement originale, loin, très loin même de tout langage artistique qui m’était connu jusque-là, elle parvient à mettre en scène, avec vraiment beaucoup d’audace, de talent et d’originalité, ce que nous ressentons au fond de nous !

    Pia Fraus est synonyme de tromperie, de mensonge, de fraude pieuse.

    Elle est une entraîneuse, dans le sens où elle nous invite à effectuer avec elle un voyage conscient et consciencieux, un voyage unique. En sortirons-nous vraiment indemnes de ce voyage ? Je crois bien que oui, mais en ayant une confiance complète en l’artiste.

    Ce voyage fait du bien, croyez-moi. Asseyez-vous, prenez-vous le temps de regarder les nombreux détails des réalisations de l’artiste.

    Il y a certes plusieurs façons d’appréhender cette brillante exposition : soit vous donnez libre cours à votre propre imagination et vous vous laissez guider par vos soifs oniriques, ou alors vous lisez le nombreux matériel qui est à votre disposition à la Galerie.

    Catherine Lorent combine des formes multimédias et de curation parfois curieuses, mais toujours réussies, mêlant la peinture et le dessin, l’art vidéo, les installations et les sculptures, les performances et les œuvres musicales.

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  • Kultur21. Oktober 2021

    Jusqu’au 22 octobre à la Galerie Schlassgoart, Esch-sur-Alzette

    Laurent Turping, orfèvre du bois

    de Michel Schroeder

    Laurent Turping n’est pas un homme de bois, mais un homme du bois, à l’instar de ces extraordinaires bûcherons que j’ai eu la chance de côtoyer dans les Vosges, ainsi que dans les Laurentides (Québec). De bien extraordinaires bûcherons ! Je me souviens que l’un commettait de la poésie de profonde inspiration, l’autre de la sculpture sur bois qu’il exposait, il est vrai à un rythme bien irrégulier, mais avec beaucoup de succès. Trois ou quatre autres de ces bûcherons sculptaient, dans le bois, de petits objets utilitaires ou encore des jouets.

    Laurent Turping, dans son atelier, déploie une belle force pour réaliser certaines de ses œuvres. Il est orfèvre du bois, ce bois qu’il manipule avec tendresse et respect.

    Vous applaudirez et apprécierez les travaux réalisés par l’artiste en visitant son exposition «Pluralité» qui se tient jusqu’au 22 octobre à la Galerie Schlassgoart (Pavillon du Centenaire / Arcelor Mittal bd Grande-Duchesse Charlotte) à Esch-sur-Alzette. Une magnifique exposition que vous allez parcourir en vous attardant devant certaines œuvres. Certaines méritent que vous les contempliez, d’autres que vous échangiez avec elles, car les sculptures de l’artiste ont le pouvoir de communiquer !

    Une belle exposition qui ne laisse pas indifférent !

    L’humain est souvent représenté dans les sculptures de Laurent Turping. Parfois il est lumineux, d’autres fois pensif, ou même sombre et plongé dans ses soucis et tracas. Parfois ils sont seuls, d’autres fois en couple, en famille ou en groupe.

    C’est la matière qu’il travaille, en l’occurrence le bois qui insuffle l’inspiration nécessaire. Laurent travaille plusieurs sortes de bois, le hêtre, le chêne, le tilleul, l’épicéa, le peuplier. Chaque essence lui dicte une partition, partition qu’il va lire, interpréter, transformer. Le résultat sera toujours un petit ou un grand chef d’œuvre.

    Les bois qu’il travaille semble avoir guidé chacun de ses gestes qui aura été nécessaire pour cette impulsion qui finalement va mettre au monde une nouvelle sculpture.

    Ses personnages encerclés par des sortes de dômes en peuplier donnent l’impression de se situer soit sur une scène de théâtre, soit dans une forêt magique à la voûte flottante. Vous verrez des personnages qui sourient, d’autres qui grimacent.

    Ce gnome ébouriffé qui se regarde dans un miroir semble étonné, ou interpellé par sa propre présence en ce lieu.

    J’ai beaucoup apprécié cette série de cinq autres personnages face à des miroirs. L’artiste obtient de la profondeur, grâce à ces miroirs qu’il utilise très habilement. Nous assistons à une sorte de gestation gémellaire.

    Vous verrez un personnage dans une baignoire, un autre débout avec ses mains dans ses poches, un autre se tenant contre un rocher ou encore celui assis dans une barque rouge.

    Cette exposition est loin de laisser indifférent.

    En conclusion, je voudrais reprendre ce qu’a dit lors du vernissage Nathalie Becker : «L’artiste vise à fixer dans le bois le caractère éphémère et transitoire de l’existence humaine. Par conséquence, devant les œuvres de Laurent Turping, nous sommes amenés à nous interroger sur notre identité, sur notre place et notre rôle dans l’existence, notre rapport aux autres. De telles sculptures ne peuvent que nous interpeller par cette familiarité, cette presque intimité qui se nouent entre elles et le spectateur. Les personnages de Laurent Turping sont indubitablement des reflets à la fois accorts et caustiques de nous-même. Ils nous scrutent autant que nous les regardons et ont encore, sans aucun doute, beaucoup de choses à nous livrer sur nous-même et le monde.»

    Son livre, quelques étapes de son parcours

    Parmi les œuvres de Laurent Turping que vous pourrez admirer sur des places publiques, ce couple à Lorentzweiler, près de Beim Engel à Luxembourg-Ville, ses sculptures monumentales à Kayl, d’autres à Leudelange ou encore à Gonderange. Esch, aal Esch,

    Je vous conseille d’acquérir le bel ouvrage que l’artiste a publié à l’occasion de cette exposition, présenté par une incontournable et très talentueuse historienne de l’art et médiatrice culturelle Madame Nathalie Becker.

    Vous y verrez un grand nombre de ses travaux, vous verrez l’artiste au travail dans son atelier à Dudelange.

    Dans un exergue Laurent Turping écrit : «I’m happy to get older because the more I live, the more I learn». Les photos que vous verrez dans le livre ont été réalisées par le talentueux Laurent Henn.

    Laurent Turping est membre de l’ARC Kënstchtlerkrees.

    Ses principales expositions ont eu lieu : à la Galerie Beim Engel, chez Artichoc à la Grand-Rue, à la Cueva Esch, à la Commune de Kayl, à la Commune de Leudelange, à la Schlaïfmillen, à la Commune de Luxembourg-ville, dans le cadre du colletif Gare art festival, à l’Art du Temps à Arlon, à Strassen, à la Fuelboix IV au Howald, à la Commune de Lorentzweiler, à la Maison de la Culture de Diekirch, à Spiren Strassen, à la Fondation Valentiny à Remerschen, à la Biennale de Strassen …

    Jusqu’au 22 octobre inclus, il vous sera possible de visiter l’exposition «Pluralité» à la Galerie Schlassgoart à Esch-sur-Alzette. Ici sont rassemblées de petites et de grandes sculptures en bois. C’est à la fois très beau et impressionnant !

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  • Kultur21. Oktober 2021

    Salon artistique Walferdange jusqu’au 24 octobre

    Le Syndicat d’Initiative et de Tourisme expose les artistes locaux

    de Michel Schroeder

    Sous l’égide du Syndicat d’Initiative et de Tourisme de Walferdange, huit artistes montrent une belle sélection de leurs œuvres à l’Espace-Galerie CAW à Walferdange au 5, route de Diekirch. Jeudi et vendredi, de 15 à 19 heures, ainsi que samedi et dimanche, de 15 à 18 heures, il vous sera possible de visiter le 53ème Salon artistique de Walferdange.

    Guy Medinger, Président du SIT de Walferdange et François Sauber, Bourgmestre de la Commune, ont souligné l’importance de l’organisation annuelle de ce Salon. Cette année, huit artistes y montrent leurs réalisations, des artistes qui utilisent des techniques souvent différentes, toujours avec talent : Dorée Baustert, Jean Bichel, Christiane Kess, Josée Klincker, Gerhard Müller, Dani Neumann, Jeanne-Marie Simon et Sylvie-Anne Thyes.

    Avec ses fraîches et lumineuses huiles sur toile, Dorée Baustert, a participé à tous les Salons artistiques qui se déroulent à Walferdange depuis cinquante-trois années maintenant. Ses bouquets pastel, ses dernières fleurs de l’année et ses nymphéas, sont fortement applaudis par le public.

    Né en 1935, Jean Bichel est un artiste et forgeron à la réputation qui dépasse largement nos frontières. C’est dans les ateliers de Jean Bichel que l’artiste Iva Mrzakova fait réaliser ses sculptures.

    Si Josée Klincker a eu une vie professionnelle bien remplie, elle se consacre depuis 2005 avec passion à la peinture. Elle a réalisé de nombreuses couvertures et illustrations intérieures de livres. On a pu l’apprécier dans le théâtre ( pour adultes, mais aussi pour enfants ), ainsi que le cabaret. Elle a souvent travaillé ensemble avec son mari, le regretté Josy Braun. Les peintures acryliques qu’elle expose au CAW sont très expressives. Merci Josée !

    Elle a été professeur d’éducation artistique à l’Ecole des Arts et Métiers. Elle est membre du Cercle Artistique Luxembourg ( CAL ), elle a remporté plusieurs prix, dont le prestigieux Prix Grand-Duc Adolphe. Elle expose de bien jolies gravures dans le cadre de ce 53ème Salon artistique. C’est avec plaisir que nous lui avons consacré une monographie lors de sa dernière exposition personnelle : Sylvie-Anne Thyes.

    Dani Neumann expose des gravures sur bois sur toile. Cette artiste pluridisciplinaire a remporté le Prix Pierre Werner, le premier prix lors de la biennale d’Art Contemporain Strassen, ainsi que le Prix Grand-Duc Adolphe (CAL). Ses œuvres possèdent une puissance indéniable et son talent a été vu et apprécié lors de nombreuses expositions individuelles et collectives, du Luxembourg à la Belgique, en passant par l’Allemagne, le Japon, ainsi que la Bulgarie.

    Nous avons également beaucoup apprécié les œuvres de Christiane Kess, de Gerhard Müller, ainsi que de Jeanne-Marie Simon. Cette dernière présente des tableaux en techniques mixtes, huile, pastel, aquarelle, avec peau de grains de cacao.

    Vous serez confronté à bien des talents en allant visiter ce 53ème Salon.

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  • Kultur20. Oktober 2021

    Lilas Blano : rêveries … circassiennes ?

    de Giulio-Enrico Pisani

    Question d’octobre, question d’automne: qu’allez vous découvrir aux cimaises de la Galerie Schortgen Artworks (1) entre es dernières traces d’été indien les premiers frimas d’octobre? Bonne question, amis lecteurs, d’autant plus que c’est encore un demi secret. Je dis «demi...», car les toiles que vous pourrez y admirer ne sont pas encore suspendues; mais aussi «demi…», parce que les invitations au vernissage de cette nouvelle exposition de Lilas Blano sont déjà sorties et que la charmante galeriste m’a accordé, pour ainsi dire en avant-première, le privilège de les «visionner» à l’avance. Et voilà qui me permet, au lieu de vous en «parler», comme d’habitude, dans notre bonne vieille Zeitung quelques temps après son ouverture, de vous convier dès à présent au vernissage de l’exposition samedi 23 octobre de 15 h à 18 h en présence de l'artiste.

    Et vos découvertes ce jour là, ou bien durant les quatre semaines suivantes, si vous préférez, vaudront à coup sûr le déplacement. Les tableaux de Lilas Blano rayonnent en effet le charme à l’état pur. L’artiste y représente des femmes, parfois accompagnées d’animaux de compagnie, d’un jouet ou de quelque fétiche. Parfois solitaires, ailleurs par deux, ou en groupe, elle leur donne des poses souvent étranges, artificielles, ici compassées et là souples, mais toujours gracieuses, qui s’épanouissent par la précision et l’humour du dessin, une rare richesse des couleurs et une brillante scénographie. Plus expressionniste et féérique que réaliste, son dessin s’associe à la richesse exubérante des couleurs pour plonger les scènes représentées dans une ambiance d’arrangement floral à faire pâlir d’envie le bouquet le plus bigarré et chatoyant.

    Il est vrai que je vous l’ai déjà présentée par le passé, cette exubérante dessinatrice et coloriste créatrice d’une incroyable richesse de poses féminines qu’elle prête aux «actrices» de ses mises en scène. De même ne puis-je que répéter, qu’en dépit d’une affirmation déjà très marquée du style, la peinture de Lilas Blano que je découvris il y a près d’une quinzaine d’années, n’était pas encore celle d‘aujourd’hui. Aussi m’apparut chez elle à travers ses œuvres, lors de ses dernières expositions à Luxembourg, une ouverture de plus en plus marquée à la vie, à la joie et à une bonne dose d’insouciance. C’est ce qui me fit écrire en 2020, que déjà forte en 2016, où son expo intitulée «L’instant même» me la fit comparer aux joyeusetés du concerto de Moussorgski «Tableaux d'une exposition», cette ouverture à la joie s’épanouit encore davantage. La richesse et l’exubérance des poses, des toilettes et des couleurs, mais aussi dans les expressions des visages féminins, dont ont largement disparu froideur et scepticisme, s’épanouissent en un véritable hymne à la vie.

    Autant pour 2018 et 2020 que 2016, car ce n’est plus tout à fait le cas en 2021. Mais ne craignez rien: aucun retour à la tristesse, à l’ironie, à l’aigre-doux de 2007 ou 2011! La joyeuseté graphique et picturale de sa scénographie est toujours là. J’ai tout au plus l’impression qu’à une période de chaleur estivale succède à présent une douceur semi-automnale. Ce n’est que mon opinion, bien sûr. Vous-vous ferez la vôtre. Moi – je vous l’avoue dès à présent je puise ce vague sentiment (je n’ose pas dire cognition) dans les yeux, le regard, l’expression de ses héroïnes, qui me semblent plus pensives, en quelque sorte moins certaines que les lendemains chanteront. Attention, je ne parle pas d’humeur sombre, loin de là. La vie a ses charmes et elles y brillent, la vivent intensément, magnifiquement même, tout en couleur, pétulante superficialité et jouissance du présent; mais, justement, rien que du présent. Un zeste d’incertitude ne manque, après tout ; pas de charme.

    Il est vrai, ainsi que je l’écrivis jadis, qu’on peut avoir l’impression de retrouver dans les tableaux «tout feu tout femme» de Lilas Blano des reflets d’elle-même, donc de femmes sûres d’elles et de leur rôle, ici pensives et réfléchies, là pétillantes et brillantes, affichant une belle assurance et affirmant fièrement leur féminité délicieusement surannée. Mais c’est au fond toujours elle-même qu’elle représente, quelques soient les traits, le vêtement, la coiffure, ou sa démultiplication en compagnes qui peuvent l’accompagner comme autant de ses facettes. Oui, car il s’agit bien d’elle qui a écrit par ailleurs «La solitude a toujours été un processus de création pour moi. C'est la cour de récréation pour les nombreux personnages qui évoluent en moi. Je les peints quand ils me le permettent et avant qu'ils ne retournent à leurs occupations».

    C’est donc toujours elle qui a le pouvoir de se projeter en imagination et en peinture hors du temps, n’importe quand depuis le milieu du 19ème siècle, dans un passé dont elle extrait le gai, le fantaisiste, le solaire. Les scènes, que ses multiples alter-ego composent sous le fin charbon et les pinceaux de Lilas Blano, caressent notre sens esthétique comme autant d’instantanées joyeuses qui se moquent de la mode du jour tout comme du temps qui passe... Du moins jusqu’à celui des opulentes mises en scène anachroniques que sont «Le cirque des Circassiennes», ou ces «Miss et Mistigri» songeuses accompagnées d’une sorte de peterbald (2) le dos arqué et l’air de bouder son voyage dans le temps. En fait, et demain? Carpe diem, cueille l’instant présent! Voilà ce qu’affiche le joyeux carnaval visuel qui vous enchantera chez Schortgen avec son charme un peu désuet, c’est vrai, particulièrement marqué dans des œuvres comme «Réminiscence» ou «Tantôt mère, tantôt fille», mais combien vivant!

    Dans le style de Lilas Blano, sa marque, son cachet, aucun changement notable à signaler, ce qui m’amène à vous rappeler qu’une vague parenté avec la peinture d’un Toulouse-Lautrec, ne la rend nullement tributaire du maître dont elle possède néanmoins la puissante dynamique du trait. Le style de Lilas Blano est en outre tout à la fois rehaussé et adouci par une riche peinture à l’huile, où diverses nuances de turquoise et de verts, notamment chartreuse, mousse et canard, font contrappunto à une large gamme de saumon, orange, rose, rouge brique, sang de boeuf et rouille. La combinaison peut parfois paraître risquée, mais se révèle en fin de compte aussi réussie que certains accords harmoniques dissonants entre les notes de maints grands compositeurs. Sa palette est, elle, d’autant plus vaste et rehausse fortement la présence de ses «actrices» placées devant des plans moyens, ou/et arrière-plans très variés, qui les valorisent toujours avec un parfait à-propos.

    L’orient est omniprésent dans l’oeuvre cette française d'origine circassienne qui est née en Syrie en 1965 et a étudié aux Beaux-arts de Reims. Encore étudiante, elle remporte le premier prix pour la bouteille de Champagne de collection BSN. (3) Diplômée, elle se consacre à la publicité et réalise logos et affiches. En 1991, elle rejoint à Londres les studios d’animation Amblimation de Steven Spielberg sur le film Les 4 dinosaures et le cirque magique. À partir de 1993 l’artiste dévoile pleinement son talent de peintre. Trois années durant, elle se consacre à la découverte de la peinture à l’huile. Puis, durant sa période montpelliéraine, elle peint la vie extérieure de la cité, les allées et venues du quidam. Après un dernier détour par les studios d’animation londoniens Warner Bros pour les films Space Jam en 1996 et Excalibur, l’épée magique en 1997, ainsi qu’en 2000 au Luxembourg pour Tristan et Iseult, elle se consacre pleinement à la peinture. Les expositions se suivent dès lors dans toute la France, aux USA et au Grand-duché, où Schortgen expose ses oeuvres notamment en 2007, 2011, 2013, 2016 et 2020. Affaire à suivre!

    ***

    1) Galerie Schortgen, 24, rue Beaumont, Luxembourg centre. Vernissage samedi 23 octobre de 15h à 18h en présence de l'artiste, exposition du 23 octobre au 24 novembre 2021.

    2) Race de chat originaire de Russie (Wikipedia)

    3)Acronyme de Boussois-Souchon-Neuvesel, groupe verrier puis agro-alimentaire.

     

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  • Kultur19. Oktober 2021

    Gagnez 2 X 2 places à la Philharmonie pour un concert exceptionnel le 22 octobre à 19 heures

    Un voyage au cœur de l’Inde

    de Michel Schroeder

    Lorsque vous aurez terminé la lecture de mon article, vous souhaiterez très certainement assister au concert exceptionnel qui aura lieu le vendredi 22 octobre au Grand Auditorium de la Philharmonie, à 19 heures. Tous les amateurs de musique indienne seront comblés lors de ce concert.

    L’Orchestre Philharmonique du Luxembourg sera placé sous la direction de Domingo Hindoyan. Ce sera la première soirée de la série « Aventure  », une soirée lors de laquelle vous voyagerez au cœur de l’Inde. Le soliste de cette soirée est Zakir Hussain, joueur de tabla.

    En participant à notre concours organisé en partenariat avec la Philharmonie, il vous sera possible de gagner 2 X 2 places gratuites. Au programme de la soirée, vous écouterez les compositions suivantes : «Peshkar» de Zakir Hussain, «La Péri» de Paul Dukas et «Le poème de l’extase» d’Alexandre Scriabine.

    Le musicien reviendra sur scène en fin de concert pour jouer encore en solo. Lors de cette prestation, Zakir Hussain présentera son instrument au public.

    Le tabla est un tambour originaire du Nord de la péninsule indienne. Cet instrument a réussi à conquérir les univers musicaux les plus variés : la musique traditionnelle indienne, la salle de concert classique, ainsi que la musique pop.

    Zakir Houssain a débuté très tôt. À l’âge de 12 ans, il a déjà donné des tournées. Aujourd’hui il se produit à raison de 150 concerts annuels. Il a joué avec les plus grands solistes indiens comme Ravi Shankar, Ali Akbar Khan ou encore Hariprasad Chaurasia. Zakir Houssain excelle également dans les solos de tablas, accompagné par Sultan Khan au sarangi.

    Il existe plus de 250 enregistrements de ce musicien exceptionnel. Il est l’auteur de musiques de films, tels que One dollar Curry de Vijay Singh. Il apparaît comme acteur dans trois films.

    Le tabla est un petit tambour du Nord de l’Inde, également beaucoup joué au Pakistan, au Bangladesch, au Népal, ainsi qu’en Afghanistan. Cet instrument s’utilise en solo, ainsi qu’en accompagnement dans la musique classique hindoustani.

    Le chef d’orchestre de cette soirée sera Domingo Hindoyan. Il est le fils de Domingo Garcia, violoniste vénézuélien et président de l’Orquestra Sinfonica Venezuela et de Viki Hindoyan, avocate. Il a reçu une maîtrise en direction d’orchestre à la Haute Ecole de Musique de Genève où il a remporté la plus haute distinction.

    Il collabore régulièrement avec le London Philharmonic. Il vit en Suisse et est marié à la chanteuse d’opéra bulgare Sonya Yoncheva.

    Gagnez 2 X 2 places gratuites à la Philharmonie de Luxembourg

    Pour avoir une chance de faire partie des heureux gagnants, il vous suffit d’envoyer une carte postale avec votre nom et votre adresse, ainsi que la réponse aux deux questions à : Zeitung vumLëtzebuergerVollek, Boîte postale 403, L-4005 Esch-sur-Alzette, jusqu’au 21 octobre 2021.

    Question N° 1 : De quelle région de l’Inde le tabla est-il originaire : de l’Ouest de l’Inde – du Nord de l’Inde – du Sud de l’Inde ?

    Question N° 2 : Quel orchestre jouera sur la scène du Grand Auditorium à la date du 22 octobre  : Le London Philharmonic – l’Orchestre Philharmonique de Liège -  l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg ?

    Attention : Il vous suffit de lire notre article pour trouver les réponses.

    Merci de nous confier vos coordonnées mail ou téléphoniques afin que nous puissions vous contacter. Le soir du concert, 30 minutes avant le début, vous pourrez retirer vos entrées gratuites à la Philharmonie. Bonne chance. 

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