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    Tunisie : modèle pour le monde arabe (1)

    Oasis, phare dans la nuit, ou forteresse assiégée ?

    En accord avec les prévisions les plus optimistes, rassurant donc tous les sceptiques (dont – je l’avoue – j’étais) et amenant les oiseaux de mauvais augure à se taire, les Tunisiens ont réussi une fois de plus à franchir une étape majeure dans la constitution de leur 2e république et de leur démocratie. L’une des promesses de la nouvelle équipe gouvernementale sera tenue ; les élections auront bien lieu cette année. Elles seront libres, démocratiques et, contrairement à celles de 2011 qui donnèrent le pouvoir aux islamistes, ouvertes à tous. Et toute la presse tunisienne (1) d’annoncer la bonne nouvelle le jour même de cette décision. Je cite : « L’Assemblée nationale constituante (ANC) a adopté mercredi 25 juin 2014 en séance plénière le projet de loi fixant le calendrier des premières élections législatives et présidentielle (constitutionnellement valides) sous la deuxième République (...) Les dates des législatives ont été fixées au dimanche 26 octobre à l’intérieur du pays, et aux 24, 25 et 26 octobre pour les Tunisiens à l’étranger. Le calendrier du premier tour de l’élection présidentielle a été fixé au 23 novembre pour le scrutin en Tunisie et aux 21, 22 et 23 novembre pour le vote des Tunisiens expatriés... » (2)

    Mejdi Jomaâ et son gouvernement ont donc su remplir l’une de tâches essentielles de leur mandat, rappelons-le, provisoire. Le système qui leur assure le succès : la réconciliation nationale. Ces élections « ouvertes à tous » sont en outre un coup de maître stratégique, que la majorité seulement relative de Nahdha n’aura pas pu empêcher. Cet article n’est en fait passé à l’ANC, l’Assemblée nationale constituante, dominée par les islamistes, que de justesse... et pour cause. Lors des élections de 2011, ces derniers constituaient la seule force politique relativement cohérente, d’origine largement clandestine, mais formidablement organisée durant des décades d’opposition à la dictature. Face à eux, se dressaient bon nombre de politiciens souvent improvisés, plus ou moins libéraux, socialistes, communistes ou sans opinion tranchée, rappelés d’exil ou libérés de prison, sans aucune unité ni programme compatible entre eux. En effet, avant la révolution de janvier 2011, la majorité des cadres politiques, étatiques et gouvernementaux étaient membres ou larbins du RCD (3) (le parti du dictateur déchu Ben Ali) ; ils avaient été exclus du processus électoral par le pouvoir révolutionnaire. Pour la partie non-islamiste, majoritaire quoique divisée, cette exclusion équivalait à jeter le bébé avec l’eau du bain, aussi sale fût-elle. Par là on rejetait en effet hors du monde électoral et civique quasiment tout ce qui avait quelque expérience politique ou administrative, ainsi que, en même temps que nombre de corrompus ou de laquais de la dictature, une grande partie des laïcs et des anti-islamistes du pays. Rien d’étonnant à que les islamistes eussent triomphé.

    Mais attention : si les Tunisiens acceptent de tourner aujourd’hui la page de la division et du revanchisme, ils n’oublient pas pour autant les méfaits de vingt-deux années de dictature de Ben Ali, de sa clique et de ceux qui l’ont activement servi. Après avoir rencontré ce 19 juin à l’Élysée le président François Hollande, Mustapha Ben Jaafar, président de l’Assemblée nationale constituante tunisienne et du parti social-démocrate Ettakatol (4), s’en est expliqué à Isabelle Mandraud du Monde. Je le cite : « ... Il n’y a plus aucune exclusion, et tout le monde peut être candidat. Il s’en est fallu de peu, à une voix près, pour que l’article 167 (qui prévoyait l’inéligibilité des ministres de l’ancien régime ou des responsables du RCD, le parti au pouvoir sous Ben Ali) ne soit adopté. L’assemblée a tranché ainsi. On est démocrates ou on ne l’est pas. Ce sera maintenant aux urnes de décider. Nous avons accepté l’idée fondamentale de la réconciliation. Cela ne veut pas dire que nous ayons perdu la mémoire. Personnellement, je regrette que ceux qui étaient au pouvoir ne se soient pas un peu expliqués vis-à-vis de l’opinion publique. Mais l’histoire les rattrapera. Les Tunisiens n’ont pas encore pardonné... »
    Après trois années d’une gestion désastreuse de l’état et du pays, surtout par les islamistes de Nahdha, les Tunisiens semblent désormais choisir avec décision et constance la voie du consensus et de la sagesse, voie dont ils ne s’étaient globalement jamais écartés. Ils ont été et sont en cela le seul peuple du « printemps arabe » à faire majoritairement preuve de sagesse, modération et maturité politique. Et, à la différence du militarisme ultra-violent égyptien, ils pourraient bien parvenir à écarter en douceur l’islamisme (celui de Nahdha, plus ou moins kif-kif Frères musulmans), sinon de la scène politique, du moins de l’état et de la gouvernance. S’ajoute à cette manière de procéder « raisonnable », que beaucoup de ceux qui avaient voté pour les islamistes en 2011 ont été échaudés par l’appauvrissement du pays à cause de l’incompétence de ces derniers et de leur tolérance initiale vis-à-vis des bandes salafistes extrémistes. Même le fait d’avoir fini par les désavouer officiellement n’a pas évité à Nahdha de devoir abandonner le pouvoir après la série de meurtres perpétrés par ses anciens protégés en 2013.

    Cependant, tout n’est pas aussi simple, ni aussi rose qu’on pourrait le penser durant cet interrègne soft, où tout le monde semble retenir son souffle en priant en son for intérieur : « pourvu que ça dure ». Ce qui est, bien entendu, un non-sens, puisque, par définition, l’intérim est assuré par un gouvernement provisoire, mais impatient d’en finir avec une ANC conservatrice l’empêchant d’aller de l’avant. Il a donc abrégé son existence en faisant voter des dates électorales deux à trois mois plus tôt qu’indispensable et s’est autolimité au 26 octobre 2014. On ne peut, par conséquent, qu’espérer un résultat des urnes d’octobre permettant aux Tunisiens de retrouver dans le gouvernement qui en sera issu les éléments les plus compétents en charge de l’actuelle – oh combien difficile et délicate – transition. L’observateur extérieur que je suis en vient désormais à se demander, au vu d’une actualité arabo-musulmane conflictuelle tous azimuts, voire tragique, si cette « pax tunisina » proclamée par les agences touristiques italiennes et, pour l’heure, heureusement bien réelle, est destinée à durer. Rendez-vous en novembre pour le savoir !

    Certes, j’ai démontré tout au long des quarante-deux mois écoulés consacrés à célébrer sa révolution, combien la Tunisie brillait, en dépit de toutes ses difficultés, discordes, voire tragédies, comme un véritable phare dans la nuit du monde musulman. Elle émerge, comme seule véritable démocratie au milieu du terrorisme et des guerres tribales, religieuses et fratricides qui déchirent Libye, Mali, Centre-Afrique, Soudan, Nigéria, Somalie, Kenya, Iraq, Syrie, Palestine, Afghanistan, Pakistan... Elle émerge, certes, mais rocher inébranlable ou forteresse assiégée ? Trois ans de tourments lui auront-ils permis de gagner paix, justice et démocratie ? Il est vrai que, pour l’heure, nombre de jeunes salafistes djihadistes, désavoués par les islamistes modérés de Nahdha en quête de fréquentabilité politique, vont se défouler en Syrie. Mais que se passera-t-il lorsque l’ÉIIL, cet état sanguinaire islamiste (5) autoproclamé, aura sombré, ou n’aura plus besoin de ces djihadistes exaltés et de leur djihadettes sous influence ? D’aucuns seront morts, d’autres iront se battre ailleurs, mais bon nombre voudront revenir au pays : repentis, dégoûtés de la guerre, ou bien prêts à porter le glaive au pays ? Il est vrai que le terrorisme endogène ayant pratiquement disparu faute de soutien local, la peur des attentats s’est quasiment évanouie dans la majeure partie du pays. Mais qu’en sera-t-il après le retour de ces fanatiques indécrottables et leur association possible avec leurs confrères égyptiens, libyens, maliens ou algériens transfrontaliers ? Est-il exact que l’abcès terroriste du Djebel Chambi dans l’ouest du pays, près de Kasserine (et de la frontière algérienne), est circonscrit, mais n’a toujours pas été définitivement réduit ? Pire, qu’il jouit et profite de sympathies et d’appuis religieux locaux ? Réponse dans le magazine d’actu en ligne Kapitalis du 24 juin. J’y reviens dans la deuxième partie de cet article, où nous examinerons l’interrogation qui en découle : Le gouvernement, l’armée, la garde nationale et la police sont elles à la hauteur ?

    à suivre

    Giulio-Enrico Pisani

    ***

    1) Notamment Tunisie Focus, Horizons, Le Financier, Babnet, etc. du 25.1.2014

    2) En cas de deuxième tour de l’élection présidentielle, il reviendra à l’ISIE (Instance supérieure indépendante pour les élections) de fixer les dates du scrutin, en application des dispositions de la Constitution et des articles 102, 103 et 112 de la loi organique relative aux élections et au référendum, les dates proposées ne devant être postérieures au 31 décembre 2014

    3) Rassemblement constitutionnel démocratique, RCD, fondé en 1988 par Zine el-Abidine Ben Ali et dissous par décision judiciaire en première instance le 9 mars 2011, jugement confirmé par le rejet d’un recours en appel le 28 mars 2011. Durant son existence, il a été le parti hégémonique en Tunisie. (extrait de Wikipedia)

    4) Allié un temps, après le scrutin d’octobre 2011, aux islamistes de Nahdha contraints de quitter le gouvernement en janvier sous la pression populaire, Mustapha Ben Jaafar, 73 ans, est l’un des pilotes de la transition tunisienne

    5) Je dis bien islamiste (d’islamisme, donc politique) et non islamique (relatif à la religion musulmane), comme le prétendent ses chefs de guerre dans le terme État islamique en Irak et au Levant, car leur philosophie et leur comportement sont en total désaccord avec de très nombreux hadiths fondamentaux de l’islam. Notons toutefois qu’en arabe, l’islamisme ne se distingue pas par un vocable précis, mais par la circonlocution « islam politique » (الإسلام السياسي).

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    Schwenk nach rechts

    Der Wahlsieg der Hindu-Nationalisten über die Kongreß-Partei in Indien wird den Volksmassen keine Verbesserung bringen

    Die Kommunistische Partei Indiens (Marxisten) hat das Ergebnis der jüngsten Parlamentswahlen in einer ersten Stellungnahme am 16. Mai als »klar und eindeutig« bezeichnet. Es habe eine »Anti-Kongreß-Welle« gegeben, die die bisher regierende Kongreß-Partei mit ihren Verbündeten davongejagt hat. Die BJP (Bharatiya Janata Party) habe von dieser Anti-Kongreß-Welle profitiert und damit einen großen Sieg erreicht.

    Weiter heißt es in der KPI(M)-Stellungnahme unumwunden : »Die Ergebnisse für die KPI (M) und die Linksparteien waren enttäuschend.« Die Demokratische Linksfront verzeichnet einen Gewinn in Kerala und die Linksfront in Tripura errang höhere Stimmenanteile. Doch die weit verbreitete Fälschung, Gewalt und Einschüchterung gegen die Linksfront in Westbengalen habe zu einem verzerrten Ergebnis geführt, das die Unterstützung des Volkes für die KPI(M) und die Linksfront nicht widerspiegelt. Die Wahlkommission habe es versäumt, korrigierend einzugreifen. Die KPI(M) werde die Schwächen, die sich gezeigt haben, untersuchen und Schritte zu ihrer Überwindung unternehmen. Die KP-Führung wird Anfang Juni zu einer gründlicheren Beratung dieser Ergebnisse zusammentreten. Die Stellungnahme endet mit der Feststellung, die KPI(M) werde »weiterhin dafür wirken, die Interessen des arbeitenden Volkes zu verteidigen und die säkulare demokratische Struktur des Landes zu erhalten« .

    Nach dem von der Wahlkommission bekanntgegebenen Endergebnis haben von den rund 833 Millionen Wahlberechtigten in den 543 Wahlkreisen mehr als 553 Millionen ihre Stimme abgegeben. Das war eine in der Geschichte Indiens seit der Unabhängigkeit bisher noch nie erreichte Rekord-Wahlbeteiligung von 66,5 Prozent.

    In Indien gilt jedoch das reine Mehrheitswahlrecht nach englischem Muster. Das hat zur Folge, daß nur die Ergebnisse in den einzelnen Wahlkreisen zählen, eine Stimmenverrechnung nach dem prozentualen Anteil der Parteien am Gesamtergebnis findet nicht statt. In jedem Wahlkreis erhält nur ein Kandidat, der die meisten Stimmen hat, das Mandat, auch wenn der Unterschied zum nächstfolgenden Bewerber vielleicht nur wenige Stimmen ausmacht und sein Stimmenanteil, wenn mehr als zwei Kandidaten angetreten sind, vielleicht weit unter 50 Prozent liegt. Das prozentuale Stärkeverhältnis der Parteien wird deshalb mit der Anzahl der jeweils gewonnenen Mandate nur verzerrt wiedergegeben.

    Die bürgerlich-nationalistische bisherige Oppositionspartei BJP konnte ihre Abgeordnetenzahl bei dieser Wahl von 116 (2009) auf 282 Mandate mehr als verdoppeln. Die Kongreß-Partei dagegen fiel von 206 (2009) auf nur noch auf 44 Mandate, das ist weniger als ein Viertel der bisherigen Mandate und das schlechteste Ergebnis ihrer ganzen Geschichte.

    Drittstärkste Kraft wurde mit 37 Sitzen die Regionalpartei AIADMK aus dem südindischen Tamil Nadu. 34 Sitze erreichte der Trinamol Congress aus dem Bundesstaat Westbengalen. Die neue Graswurzelpartei AAP, die den Wahlkampf aufmischte und im ganzen Subkontinent antrat, gewann nur vier Wahlkreise für sich.

    Dieser erdrutschartige Wahlsieg der BJP ist, so sehr sich ihre Wähler auch über die Klassennatur dieser Partei und die wahren Absichten ihres »großen Führers« Narendra Modi täuschten, dennoch in erster Linie eine Widerspiegelung der Tiefe der Unzufriedenheit mit der bisherigen Politik der bürgerlich-liberalen und gelegentlich sozialdemokratische Töne anschlagenden Kongreß-Partei. Ein Teil der BJP-Wähler ist sicherlich auch auf die an rassistisch-ethnische und religiöse Vorurteile gegen »die Moslems« appellierenden Reden des BJP-Führers über die »Tugenden des Hindutums« und das in den Massenmedien hochgespielte Bild vom neuen Regierungschef als erfolgreicher »Macher« , der sich aus kleinen Verhältnissen vom Teeverkäufer hochgearbeitet hat, hereingefallen.

    Hinzu kam, daß auch bedeutende Teile des indischen Kapitals und der elitären Oberschichten den Regierungswechsel weg vom Kongreß und hin zur BJP wollten, nicht zuletzt, um eine noch schärfere und noch weniger gebremste Variante neoliberaler Politik einzuleiten und sich von den letzten sozialpolitischen »Rücksichten« zu befreien, zu denen sich die Kongreß-Partei im Interesse der Integration der arbeitenden Volksklassen gelegentlich noch verpflichtet fühlte.

    Die BJP verfügt mit diesem Wahlergebnis im indischen Unterhaus (Lok Sabha) eine satte absolute Mehrheit. Sie hatte zwar von 1998 bis 2004 schon einmal den Regierungschef gestellt, war damals aber auf eine Koalition mit anderen Parteien angewiesen. Diesmal braucht sie auf Koalitionspartner keinerlei Rücksicht mehr zu nehmen.

    Die KPI(M) konnte sich zwar zusammen mit der mit ihr verbündeten KPI und den anderen Partnern der Linksfront stimmenmäßig in ihren Hochburgen, den Bundesstaaten Tripura, Kerala und West-Bengalen, zumindest teilweise gut behaupten. In Tripura gewann sie beide diesem Bundesstaat zustehenden Sitze im indischen Nationalparlament mit höheren Stimmenzahlen als bisher. In Kerala konnte sie einen Wahlkreis neu dazugewinnen und die Zahl ihrer Mandate damit auf 5 erhöhen. In West-Bengalen dagegen kam sie nur noch auf 2 Mandate. Sie verlor 7 bisher von ihr gehaltene Wahlkreise, wobei hier auch ein teilweise erheblicher Stimmenrückgang zu verzeichnen war. Die Zahl der kommunistischen Abgeordneten im Nationalparlament ging damit insgesamt von 16 auf 10 zurück.

    Es ist bereits heute klar, daß mit der neuen BJP-Regierung nur eine andere Fraktion des indischen Kapitals und der mit ihm liierten ausländischen Konzerne die politische Macht übernommen hat. Ein anderer Kurs, der den Volksinteressen entsprechen würde, ist von dieser Regierung sicher nicht zu erwarten. Eher die Zuspitzung von kapitalistischen »Grausamkeiten« und ein noch autoritärerer Regierungsstil als bisher. Aber auch das gefährliche und politisch instrumentalisierte Schüren von religiösen und ethnischen Gegensätzen als Mittel der Spaltung und Beherrschung der unteren Volksklassen.
    Insgesamt bestätigt das indische Wahlergebnis einmal mehr, daß Menschen, die mit ihren Lebensverhältnissen unzufrieden, durch fehlende persönliche Perspektiven verunsichert und verängstigt, von der Politik der Herrschenden enttäuscht sind, leicht zur Beute von Demagogen werden können, die an nationale, völkische und/oder religiöse Zusammengehörigkeitsgefühle appellieren und teilweise von alters her überkommene Gegensätze in der Bevölkerung für ihre Zwecke mobilisieren.

    Daß der Schwenk nach rechts letztlich aber keine Lösung der Probleme für die große Masse der Bevölkerung bedeutet, ist sicher. Das wird vermutlich auch in Indien schon bald wieder sichtbar werden.

    Georg Polikeit

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  • Ausland

    Kriegsavantgarde

    Neue Armee für Kiewer Putschisten

    Zumindest öffentlich schlossen westliche Politiker bis jetzt den Einsatz von Waffen im Konflikt mit Rußland aus. Die offizielle Politik gegenüber Moskau ist dadurch in die Sackgasse geraten : Den Putsch in Kiew haben USA und Westeuropäer finanziert und am 21. Februar auch formell herbeigeführt, über die Konsequenzen gibt es Differenzen zwischen den Urhebern, aber auch mit den Leitfiguren der Ukraine.

    Jetzt wird der selbstgeschnürte Knoten durchschlagen. Die Faschistenführer vom Maidan sind mit den bisherigen Ergebnissen des Staatsstreichs nicht zufrieden. Sie besetzen zwar die wichtigsten Posten im Sicherheitsapparat, aber sie wollten von Anfang an, daß ihre Milizen in reguläre bewaffnete Truppen umgewandelt werden. Das wurde zunächst verhindert. Am Dienstag konnten die Ganoven an der Macht aber Vollzug melden.

    Die Gründung einer »Nationalgarde« neben der regulären Armee ist Abschluß eines mehr als 20 Jahre andauernden Prozesses. Ukrainische Mörderbanden wurden seit Beginn der 90er Jahre in Lagern militärisch trainiert. Ihre Teilnahme an sämtlichen antirussischen Kriegen der vergangenen beiden Jahrzehnte auf seiten von Terroristen wie in Tschetschenien oder mit einer von den USA aufgerüsteten Armee wie der Georgiens beim Überfall auf Südossetien 2008 verzeichnen sie selbst als Ruhmesblätter. Bei Beginn der Proteste gegen die Janukowitsch-Regierung in Kiew erhielt die UNA-UNSO, die schlagkräftigste Truppe unter den faschistischen Milizen, die Order, im »Rechten Sektor« aufzugehen.

    Mit der Gründung einer bewaffneten Formation in Staatsregie wird die Schattenarmee legalisiert. Bislang kontrollierte sie inoffiziell bereits Polizei, Parlament und Sicherheitsbehörden. Der jetzige Schritt kommt einer Bürgerkriegserklärung gleich, nämlich der Aufforderung an die Banditen, landesweit zu agieren. Sie verfügen bisher über eine starke Basis in der Bevölkerung der Westukraine, die nun militärisches Ausgangs- und Rückzugsgebiet darstellen kann.

    Mit der Gründung der »Nationalgarde« wird der Putsch von Kiew zum Modell. An die Stelle von »bunten Revolutionen« des vergangenen Jahrzehnts, in denen die längst existierenden bewaffneten faschistischen Milizen zurückgehalten wurden, wird nun der Bürgerkrieg im Auftrag westlicher Interessen offen auf die Tagesordnung gesetzt.

    Der Krieg in Syrien ist Vorbild. Nicht die Übernahme der Macht durch eine neue Bande von Milliardären unter demokratischem Mantel wie 2004 ist die Strategie, sondern die permanente Destabilisierung des Landes. Das genügt den antirussischen Scharfmachern im Westen. Jenen Westeuropäern, die mit Rußland aus unterschiedlichsten Gründen mehr oder weniger friedlich auskommen wollen, jagt das zu Recht Angst ein – und spaltet sie. Die Ukraine wird aber nur ein Anfang sein : Im Mai sind in Belarus Eishockeyweltmeisterschaften. Und dann ist da noch Rußland selbst.

    Arnold Schölzel

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  • Ausland

    Rußland warnt Westen vor Sanktionen

    Wirtschaftsminister will besseren Kapitalismus bieten

    Die russische Regierung hat den Westen in der Krim-Krise eindringlich vor wirtschaftlichen Sanktionen gewarnt. Strafmaßnahmen gegen Rußland würden wie ein »Bumerang« zurückschlagen, sagte Vize-Regierungschef Dmitri Rogosin. Die russische Industrie werde dadurch höchstens gezwungen, noch besser zu werden und ohne ausländische Produkte auszukommen.

    Der Vize-Minister für wirtschaftliche Entwicklung, Alexej Lichatschjow, äußerte die Hoffnung, daß die angedrohten Sanktionen gegen Rußland eher einen politischen Charakter tragen. Sollte es um konkrete wirtschaftliche oder Handelssanktionen gehen, werde Rußland »deckungsgleich« reagieren.

    Die beste Antwort auf mögliche Wirtschaftssanktionen gegen Rußland wird in einer Verbesserung des Investitionsklimas in Rußland bestehen, betonte Wirtschaftsminister Alexej Uljukajew. »Unsere Antwort muß in einer konsequenten Fortsetzung unserer Arbeit an der Verbesserung des Investitionsklimas, an der Schaffung einer freundlichen Atmosphäre für Unternehmer und an der Steigerung der finanziellen und wirtschaftlichen Attraktivität von Investitionen in die russische Wirtschaft bestehen« , sagte Uljukajew. »Unsere Antwort sollte nicht in Gegensanktionen bestehen, sondern in besseren Bedingungen für Business, Wirtschaftsentwicklung, Handel, Kooperation und Investitionen« , betonte er.

    Präsident Putin hat jede Verantwortung Rußlands für die Krise im Nachbarland Ukraine erneut zurückgewiesen. »Ich möchte versichern, daß Rußland jene Umstände nicht initiiert hat, mit denen wir heute konfrontiert sind« , sagte er am Donnerstag am Rande der Paralympics in der Schwarzmeerkurstadt Sotschi.

    Das EU-Parlament hat den sofortigen Rückzug aller russischen Streitkräfte aus der Ukraine gefordert. Die Abgeordneten verurteilten mehrheitlich mit scharfen Worten die »Aggression Rußlands in Form der Invasion der Krim« . Das am Sonntag geplante Referendum auf der Krim über den Beitritt zu Rußland sei »illegitim und rechtswidrig« und stehe »im Widerspruch zur Verfassung der Ukraine und zum Völkerrecht« , hieß es in einer fraktionsübergreifenden Entschließung, die das Parlament am Donnerstag in Straßburg verabschiedete.

    Der Parlamentspräsident der Krim, Wladimir Konstantinow, ist überzeugt, daß im Falle eines Anschlusses der Krim an die Russische Föderation die doppelte Staatsbürgerschaft Rußlands und der Ukraine auf der Halbinsel zu einer weitverbreiteten Norm wird. Er beantwortete damit die Frage, ob die interregionale Zusammenarbeit der Autonomie mit der Ukraine erhalten bleibe.

    Die Organisation für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (OECD) legt ihre Beitrittsverhandlungen mit Rußland vorerst auf Eis. Der OECD-Rat sei damit einem Antrag der 34 Mitgliedstaaten gefolgt, hieß es am Donnerstag in Paris. Stattdessen solle nun die bereits bestehende Zusammenarbeit mit der Ukraine gestärkt werden. Ziel sei es, dem Land bei der Bewältigung der politischen Herausforderungen zu helfen. Die Aufnahmegespräche mit Rußland waren 2007 beschlossen worden.

    BRD-Kanzlerin Angela Merkel hat Rußland vor internationaler Isolierung gewarnt. Wenn Rußland seinen Kurs fortsetze, wäre dies nicht nur »eine Katastrophe für die Ukraine« , sagte Merkel in einer Regierungserklärung im Bundestag. Damit schade sich auch Rußland massiv selbst. »Und zwar ökonomisch wie politisch.« Die Kanzlerin schloß ein militärisches Eingreifen aus, bekräftigte aber die Drohung mit Wirtschaftssanktionen.

    USA-Präsident Barack Obama bekräftigte nach einem Treffen mit dem ukrainischen »Ministerpräsidenten« Arseni Jazenjuk im Weißen Haus, daß Rußland »Kosten auferlegt« , würden, sollte es »in der Ukraine weiterhin internationales Recht brechen« . Details nannte er nicht. (Agenturen/ZLV)

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  • Ausland

    »Syriens Chemiewaffen werden zerstört«

    Vizeaußenminister Faisal Mekdad weist Verzögerungsvorwürfe aus Frankreich zurück

    Die Zerstörung der syrischen Chemiewaffen geht voran. Nun sollen die gefährlichsten Kampfstoffe bis Mitte April außer Landes geschafft werden, erklärt Vizeminister Mekdad im Gespräch mit unserer Korrespondentin Karin Leukefeld in Damaskus

    Die Bestände an Senfgas, über die Syrien verfügt habe, seien am vergangenen Mittwoch über den Hafen Latakia abtransportiert worden. Sie begrüße diesen »wichtigen Schritt zur Vernichtung des syrischen Chemiewaffenprogramms« , sagte die Sonderkoordinatorin der Organisation zum Schutz vor Chemiewaffen (OPCW), Sigrid Kaag. Man ermutige die syrische Regierung, das Tempo beizubehalten, mit dem die Chemiewaffen aus dem Land geschafft würden. Der UNO-Sicherheitsrat hatte mit der Resolution 2118 (2013) dem Land eine Frist bis Juni 2014 gesetzt.

    Im Gespräch in Damaskus bekräftigte Syriens Vizeaußenminister Faisal Mekdad, daß es sich bei der Aufgabe des Chemiewaffenprogramms um eine »strategische Entscheidung« gehandelt habe, von der man nicht abweichen werde. Man komme voran, derzeit werde »das gefährlichste Material abtransportiert« . Dafür verdiene Syrien Anerkennung.

    Als Vorsitzender der zuständigen Regierungskommission habe er mit der OPCW kürzlich einen Plan zur Verkürzung der eingeräumten Frist bis Ende April ausgehandelt, sagte Faisal Mekdad. Die technische Sekretärin der OPCW habe das begrüßt, und »sogar der Botschafter der USA bei der OPCW hat zum ersten Mal gesagt, daß es sich um einen wirklichen Fortschritt handelt« . USA Mekdad, der auch der Regierungsdelegation bei den Genfer Gesprächen angehört, wies Kritik wegen angeblicher Verzögerung des Chemiewaffenabbaus zurück.
    Besonders Frankreich attackiere Syrien, obwohl Paris »absolut nichts dazu beigetragen hat, daß der Plan erfüllt werden kann« . Staaten, die Syrien eine Verzögerung des Abtransports vorwerfen, würden damit den bewaffneten Gruppen helfen, »die Syrien und seine Souveränität zerstören wollen« , kritisierte Mekdad. Der Westen wolle Druck auf Damaskus ausüben, wisse aber nicht, »was hier geschieht« . Einige Staaten hätten »bewaffnete Gruppen ermuntert, die Lagerstätten der chemischen Waffen anzugreifen. Zwei, drei Mal ist das geschehen, und syrisches Wachpersonal wurde getötet.« 

    Das Chemiewaffenprogramm sei für Syrien beendet. »Die Waffen werden zerstört.« Mit dem Abtransport habe man die Regierung jedoch zunächst allein gelassen, denn die Spezialgeräte, die dafür gebraucht würden, gebe es nicht im Land. Erst vor Tagen sei ein Spezialgabelstapler eingetroffen, mit dem das Material für den Transport verstaut werden könne. Die Beförderung bis zur Küste müsse wiederum gegen Angriffe gesichert werden.

    Faisal Mekdad, langjähriger Botschafter Syriens bei der UNO, ist auch für die Koordinierung der humanitären Hilfe in Syrien verantwortlich. Die Regierung arbeite mit der UNO und anderen internationalen Organisationen gut zusammen, sagte er. Neben der UNO hätten 15 internationale Hilfsorganisationen Büros in Damaskus und anderen Städten. Dazu gebe »es Dutzende syrischer Organisationen der Zivilgesellschaft« .

    Kritik übte Faisal Mekdad dagegen an Hilfsorganisationen, die illegal über die türkische Grenze kämen : »Wir haben wiederholt klar gemacht, daß wir so ein illegales Arbeiten im Grenzgebiet nicht zulassen können. Zumal dort, mit Unterstützung der Türkei, viele terroristische Gruppen aktiv sind.« Die UNO und internationale Organisationen »haben alle Freiheit, Hilfsgüter aus Jordanien oder dem Libanon zu bringen« , beteuerte Mekdad. Intensive Lufttransporte des Welternährungsprogramms gebe es zwischen Erbil im Norden Iraks und der Stadt Kamischli. Der Vizeaußenminister warnte jedoch davor, humanitäre Hilfe für politische Zwecke zu instrumentalisieren. »Man muß wissen, was hier geschieht« , sagte er. »Der syrischen Regierung vorzuwerfen, sie verhindere humanitäre Hilfe, ist eine Kampagne von Staaten, die der anderen Seite helfen wollen.« 

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    Tunisie An 4 : naissance d’une démocratie

    Dans mon article « La gésine sans fin du combat pour la démocratie et la justice sociale en Tunisie... » paru le 3 janvier dans ces colonnes, j’annonçais que le 14 décembre 2013 (1), une majorité des partis de l’ANC, Assemblée nationale constituante, s’étaient mis +/- d’accord pour désigner le « technocrate » Mehdi Jomaâ comme 1er ministre chargé de former un gouvernement aussi provisoire qu’essentiel. La nouvelle constitution n’étant toutefois pas encore achevée et une dernière obstruction n’étant pas à exclure, je restai prudent. Eh bien, quelques fussent les raisons de mon scepticisme, justifié est-il vrai par une succession de crises, violences islamistes à répétition et graves insuffisances des gouvernements successifs depuis le 14 janvier 2011 (2), je dois reconnaître avoir eu tort, enfin, du moins partiellement. Disons que par moments, autant les faits que le pessimisme de certains amis tunisiens, me firent voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein.

    Après des années de discorde, disputes et pinailleries grotesques, les députés de l’ANC approuvèrent en effet cette année entre le 3 et le 23 janvier au prix de bien de concessions de part et d’autre, les 149 articles de la nouvelle constitution du pays à une majorité de 200 voix pour, 12 contre et 4 abstentions. Proclamation officielle, le 26 janvier ! Ce n’est certes qu’une constitution de compromis entre les deux grandes tendances – islamiste et progressiste – et tout n’y saurait être parfait. De nombreux points y restent sujets à interprétation. Mais ceci étant dit, ces longues années d’affrontements et tergiversations ne furent pas entièrement perdues. Aussi pouvons-nous lire dans la presse (3), que cette constitution consacre un exécutif bicéphale et accorde une place réduite à l’islam, introduit un objectif de parité homme femme dans les assemblées élues, garantit la liberté d’expression et d’opinion et interdit la torture tant physique que morale. Selon le constitutionnaliste belge Francis Delpérée, qui y a collaboré, c’est le texte le plus progressiste du monde arabe et il correspond aux standards internationaux.

    Même esprit de conciliation et de compromis pour ce qui est du nouveau gouvernement « technocratique » de Mehdi Jomahâ. En effet, après une séance plénière marathon, l’ANC – tout de même dominée par Nahdha – a enfin voté le 29 janvier à 1 h. du matin la confiance au nouveau gouvernement à 149 voix sur 193 votants. Sceptique malgré tout, un journaliste tunisien m’écrivit, en m’annonçant la bonne nouvelle quelques heures plus tard, « La partie n’est pas gagnée d’avance et toutes les forces progressistes doivent certes soutenir Jomahâ, mais rester vigilantes. La révolution commence maintenant ! » Exact. Mais, de toute manière, les Tunisiens n’avaient plus vraiment le choix. Aussi fus-je amené moi-même à conjurer un blogueur qui s’insurgeait contre le « flou artistique » de la nouvelle constitution et du gouvernement Jomahâ, de ne pas jouer la carte du défaitisme.

    La révolution n’est pas achevée, lui dis-je. La révolution française mit 80 années à se faire (Convention, Terreur, Directoire, Consulat, Empire, Restauration, révolution de 1948, 2e République, 2e Empire, Commune, 3e République...). Certes, j’avais moi aussi espéré voir le bout du tunnel après trois années d’ombre, mais rien de ce qui est humain n’est simple. Loin de me réjouir sans réserve avec les Tunisiens de ces modestes acquis, je suis en effet bien conscient que la partie n’est pas encore gagnée pour les forces progressistes libérales et de gauche. Aussi, à la question « Quand les textes (constitutionnels) ont-ils ligoté les Etats ? » du tristement célèbre islamiste salafiste Béchir Ben Hassen et à son affirmation « Pratiquement, ce qui fait la loi ce n’est pas la Constitution. C’est le rapport des forces sur le terrain » la réponse est claire : rien n’est encore joué. Mais cela vaut pour les uns comme pour les autres.

    C’est par conséquent aux progressistes de ne pas s’enfoncer dans la critique stérile, de relever le gant et de tout mettre en oeuvre pour gagner les prochaines élections en s’unissant après avoir reconnu que cette union est la seule option pour ne pas sombrer. En faisant valoir la désastreuse administration du parti islamiste Nahda ces 2 dernières années, il est très possible de le battre. Le mot d’ordre de Clara Zetkin s’impose donc plus que jamais : « La nécessité de l’heure, c’est le front uni de tous les travailleurs pour repousser le fascisme. Devant cette impérieuse nécessité historique, toutes les opinions politiques, syndicales, religieuses, idéologiques, qui nous entravent et nous séparent, doivent passer au second plan... » (4). Et voici en outre quelques mots du philosophe Mohamed Ali Halouani (5) concernant l’attitude négative de ceux qui voudraient tout obtenir tout de suite face à ces deux grands compromis :

    « ...Les gens ne distinguent malheureusement pas entre deux phases ou processus : celui de l’élaboration de la constitution en premier lieu et, en deuxième lieu, celui de la mise en place d’un gouvernement plus ou moins indépendant et plutôt de type technocratique. Mais alors que l’opposition avait raison en gros de mettre la pression pour avoir le plus d’acquis progressistes, une partie de cette même opposition avait continué sur sa lancée à tout refuser en bloc, comme s’il ne s’agissait pas en fin de compte de deux processus séparés (en dépit de ce qu’ils ont laissé croire : qu’ils étaient des processus liés et complémentaires). Ils n’arrivent pas à comprendre que le Pays en tant que tel, le pays qui vit, mange et produit est en passe de faire faillite et que tous, y compris les forces politiques, ont besoin de reprendre des forces, et que c’est vital, sinon (...), adieu élections... ».

    Quant à nous, amis lecteurs, nous pouvons souhaiter au peuple tunisien de poursuivre et de réussir sa révolution, en continuant à être le modèle – imparfait et pourtant unique à ce jour – d’un printemps arabe ailleurs désastreux. Et puisse son exemple donner espoir aux peuples assoiffés de démocratie, mais dont le sang révolutionnaire aurait été figé par les tragédies libyennes, égyptiennes et syriennes. Mais la paix et la sérénité politiques retrouvées en Tunisie méritent plus que des félicitations. Elle sous-tendent également un vibrant et urgent appel à nous tous. Rien sert en effet d’avoir trouvé la démocratie et recouvré la paix, si l’économie malmenée par 3 années de révolution, si un pays exsangue et un tourisme en berne, ne permettent pas au peuple de retrouver au moins cette modeste prospérité qui l’autorise à ignorer les sirènes islamistes. Mais que pouvons-nous faire ?

    Si nous n’avons pu trois ans durant qu’assister impuissants à une révolution où toute immixtion étrangère était mal venue, il est temps à présent de manifester notre solidarité pour cette Tunisie courageuse et de lui faire re­trouver la manne touristique que nous lui nous apportions avant la révolution. Mais pas seulement. Car ce tourisme balnéaire « Sea, Sand, Sun » qui rendit ses plages célèbres, ne doit pas faire oublier les milliers de destinations culturelles et les trésors artistiques phéniciens, carthaginois, romains, byzantins, musulmans, hébraïques et j’en passe. C’est donc en répondant concrètement à l’appel de la nouvelle ministre du Tourisme, Amel Karboul, que nous pourrons retrouver dès cette années les merveilles des plages, golfes, îles et parcs nationaux (6) tunisiens et faire, si nous le désirons, des découvertes culturelles sans pareil.

    Giulio-Enrico Pisani

    ***
    1) En ligne sub www.zlv.lu/spip/spip.php?article11080.

    2) Fuite du président dictateur déchu Ben Ali vers l’Arabie saoudite.

    3) Et notamment dans le magazine belge Le Vif.

    4) Clara Zetkin le 8.3.1910, lors d’une conférence des femmes socialistes à Copenhague.

    5) Docteur en philosophie de l’Université de Paris I et professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Sfax.

    6) La Tunisie compte 15 parcs nationaux protégés. Leur accès nécessite une demande d’autorisation auprès de la Direction générale des forêts ou du commissariat régional concerné. (Wikipedia).

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