Luxemburg

Lieux de Mémoire artistique et lieux de voyages

Le grand livre de l’art-thérapie d’Angela Evers, peintre, graphiste et art-thérapeute, publié aux Editions Eyrolles (www.editions-eyrolles.com), s’adresse à toute personne qui, d’un point de vue personnel et ou professionnel, s’intéresse aux sciences humaines, à l’art, à l’expression artistique, au développement personnel. Dans les premiers chapitres sont abordés l’évolution historique, les objectifs et les bienfaits de l’art-thérapie, les fondements de la relation thérapeutique, le rôle de l’art-thérapeute dans l’expression et l’élaboration de sens du langage créatif vers une prise de conscience nécessaire à toute thérapie. Un « cahier pédagogique » propose des expériences concrètes en séance individuelle ou de groupe. Au travers de nombreux témoignages et de reproductions de travaux réalisés en atelier, cet ouvrage montre comment l’art-thérapie opère et quelles sont ses indications, comment elle fait émerger l’indicible et constitue un moment de consolation et d’écoute de soi qui permet de panser ses blessures, comment enfin elle fait jaillir une énergie toute nouvelle en éveillant une capacité créatrice, souvent insoupçonnée, qui améliore la confiance en soi.

Auguste Rodin a dit : « L’art c’est la plus sublime mission de l’homme, puisque c’est l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre ». Cette magnifique pensée est applicable aux Musées, ces lieux de Mémoire artistique, temporelle et intemporelle. Françoise Baume publie aux Editions du Rouergue (www.lerouergue.com ) Carnets de musées, Orsay, Rodin, Louvre, Branly, Centre Pompidou. La visite que nous propose Françoise Baume est unique.

Le magnifique livre Lëtzebuerger Kascht modern opdedëscht, publié aux Editions Saint Paul (www.editions.lu) est une publication incontournable dans le domaine des livres de cuisine. Les chefs cuisiniers Ben Weber, René Kertz et Tom Marson invitent à un voyage culinaire à travers notre pays. Si les recettes sont traditionnelles, nos génies des bons plats et des mets savoureux, les ont aménagées de telle façon qu’elles deviennent tout à fait exceptionnelles. Les photos qui illustrent les recettes sont de véritables invitations au pays des saveurs.

Aux Editions Fayard (www.editions-fayard.fr), Renaud Camus publie Demeures de l’esprit, Danemark-Norvège. Cet ouvrage est le premier d’une série scandinave consacrée aux maisons d’artistes, de penseurs, d’écrivains et de compositeurs du Danemark et de la Norvège. Sont ici surpris dans leurs retranchements domestiques des personnalités illustres telles qu’Ibsen, Hamsun, Edvard Grieg, Edvard Munch, Karen Blixen, Carl Nielsen, Sigrid Undset, Hans Christian Andersen. A la pointe du Jutland vécurent les peintres de l’école de Skagen. Quelles sont géniales les splendeurs de la Norvège intérieure ou maritime, les montagnes du Buskerud, les villages des trolls, les eaux mêlées, les criques d’Hamaroy, ces lieux au-delà du cercle polaire, là où Knut Hamsun a passé son enfance. A découvrir chez le même Editeur : Paris et la mer, la Seine est capitale, sous la direction de Jacques Attali ; Cuisiner en tous temps et en tous lieux, l’amateur de cuisine 3 de Jean-Philippe Derenne ; Le Cap de Dirk Van der Cruysse.

La pierre et le bois sont les matières qui composent le paysage de la ville médiévale. Le savoir sur la pierre consiste à s’interroger sur les rudiments d’une science qu’il faut bien appeler la géologie, aussi bien que sur les structures politiques ou religieuses qui ont su inscrire leur réussite dans des réalisations architecturales ou artistiques, dont la pierre locale a fourni la matière. La pierre est toujours mémoire, comme support de l’écriture qui accompagne le défunt. Elle l’est aussi dans les rituels qui accompagnent le voyage, la procession. Mémoire de la pensée collective, mémoire d’une civilisation antérieure, mémoire d’une légende, le long de toutes les routes, à tous les carrefours, la découverte de la civilisation médiévale et de son passé passe par une réflexion sur la pierre. Danièle James-Raoul et Claude Thomasset publient La pierre dans le monde médiéval aux Presses Universitaires Paris-Sorbonne (www.pups.paris-sorbonne. fr). Dans la même collection : L’architecture des collèges parisiens au Moyen Âge d’Aurélie Perraut et Rêves de pierre et de bois de Clotilde Dauphant et Vanessa Obry.

Les Editions Gallimard (www.gallimard.fr / www.folio-lesite.fr / www.gallimard-jeunesse.fr / www.decouvertes-gallimard.fr ) accueillent une nouvelle collection de littérature intitulée « Le sentiment géographique », dirigée par Christian Giudicelli. Tout n’a pas été dit, les guides touristiques n’étant pas conçus pour révéler le plus secret d’une ville ou d’un pays. Le secret, c’est ce qu’un écrivain retrace et tente d’apprivoiser hors de chez lui, dans une rue lointaine, devant un monument célèbre ou le visage d’un passant. Ainsi recompose-t-il, en vagabond attentif, un monde à la première personne. Je vous invite à lire le livre de Jean-Marie Laclavetine La martre et le léopard, carnets d’un voyage en Croatie, publié dans la collection « Le sentiment géographique » de Gallimard, nous flânons avec lui dans des campagnes grasses et méconnues des touristes. Superbe. Autres publications incontournables chez le même Editeur : Jacqueline Lamba, muse de l’amour fou, peintre rebelle d’Alba Romano Pace ; Jean-Pierre Pincemin (1944-2005) de Christian Bonnefoi et Deborah Laks ; Mon cher George, Balzac et Sand, histoire d’une amitié, ouvrage collectif.

L’oiseau migrateur, journal Suisse-Namibie ( 1986-2009 ) de Christine Von Garnier, publié aux Editions de l’Harmattan (www.editions-harmattan.fr) est un journal que l’auteur a écrit sous forme de lettres envoyées à son mari resté en Namibie alors qu’elle a quitté ce pays en 1986 avec ses enfants, juste avant l’indépendance. Mais l’adaptation à la Suisse après vingt années passées en Namibie est difficile. Ce livre aborde l’importance de connaître d’autres cultures, de construire une identité plurielle et d’accepter de se métamorphoser comme la société mondiale elle-même se métamorphose. L’Harmattan publie dans ses collections consacrées à l’Afrique Noire : Rébellion touarègue au Niger d’Abba Seidik ; Amo Afer, un Noir, professeur d’université en Allemagne au XVIIIème siècle de Simon Mougnol.

Hébergements de charme dans les vignobles français de Florence Bertrand et Martine Leblanc, publié aux Editions de l’Homme (www.editions-homme.com) est un guide indispensable pour partir à la découverte des régions viticoles de France et séjourner dans les plus belles chambres d’hôtes. Pour tous les passionnés de vins et de voyages, c’est là un petit guide indispensable pour dénicher les meilleures adresses de gîtes dans les vignobles. De concert avec les vignerons qui ont choisi de faire partager leur passion du vin et de l’art de recevoir, les auteurs vous proposent des sites d’hébergement de charme et d’exception dans dix régions viticoles de France.

Personne ne peut vivre indéfiniment seul dans le désert. Chacun a besoin de marchandises qui viennent d’ailleurs, les nomades du Sahara comme les autres. L’homme n’est pas un animal solitaire. Et le nomade a besoin du sédentaire pour survivre. Et puis il y a le sel, le sel, qui à lui seul, justifie les dernières grandes caravanes sahariennes. Ces derniers voyageurs au long cours ont initié, peu à peu, Philippe Frey, auteur du livre Caravanes aux Editions Jean-Claude Lattès (www.editions-jclattes.fr), à leurs secrets. Il nous confie que le Sahara vit au rythme de ses caravanes immuables et qu’il a eu l’indicible honneur de vivre à leurs côtés.

Avec La Bibliothèque des Arts (www.bibliotheque-des-arts.com), l’art et le monde sont à portée de main : Lausanne, la ville aux trois collines de Jacques Straesslé et Pierre Corajoud ; Marrakech, l’Oasis Rouge de Jacques Bravo et Xavier Richer ; Les plus beaux villages du Périgord de James Bentley et Hugh Palmer ; Les plus beaux villages d’Alsace de Bernard Naegelen et Monique Mangold ; Le trésor des Médicis d’Anne-Marie Massinelli et Filippo Tuena ; Les tapisseries d’Aubusson et de Felletin de Pascal-François Bertrand et Pierre et Dominique Chevalier.

Liège est une cité pleine d’atouts. Avec l’ardeur qui la caractérise, elle s’engouffre dans le XXIème siècle en l’inaugurant par de grandes réalisations, comme la nouvelle gare, la Médiacité et l’ensemble muséal du Grand Curtius. Forte d’un urbanisme rajeuni et d’activités de pointe dans des secteurs d’avant-garde, elle prend peu à peu la place économique, culturelle et touristique qui est la sienne. Ouvrant une fenêtre sur chaque siècle, Lily Portugaels évoque à petites touches les événements et les grands hommes qui ont apporté leur pierre à l’édifice si vivant que Liège constitue aujourd’hui. Les belles photos de Charles Mahaux, offrent un écho très actuel aux visages changeants de la ville millénaire. L’ouvrage Liège, une principauté, une nation, une ville, des origines au XXIème siècle de Lily Portugaels et Charles Mahaux, a été publié aux Editions du Perron (www.perron.be). Des mêmes auteurs : Liège ardente et turbulente ; Vies de châteaux en pays de Meuse ; Liège à la croisée des millénaires ; Liège en un clin d’œil.

Force cosmique liée à la création du monde, Quetzalcóatl, divinité majeure des civilisations de l’aire méso-américaine, n’en finit pas de se métamorphoser : serpent à plumes et homme-dieu du Mexique, roi-prêtre divinisé, hostile aux sacrifices humains, législateur, artiste et justicier… Quetzalcóatl participe également à la création du monde et, grâce à son sacrifice, donne vie au cinquième soleil. Victime de son rival de toujours, le dieu Tezcatlipoca, le serpent à plumes quitte son royaume, la ville de Tula. Avant de partir, il fait la promesse à son peuple de revenir un jour. Depuis cette prophétie, suivant les contextes, Quetzalcóatl a été incarné par plusieurs figures. Carmen Bernand nous initie à l’univers déroutant et fascinant des croyances du Mexique, grâce à son livre Quetzalcóatl, le serpent à plumes, publié aux Editions Larousse. (www.larousse.fr)

Camille Martin demeure un artiste assez méconnu, que son décès prématuré et l’absence de descendance ont rapidement plongé dans un relatif oubli. De par ses talents multiples – peintre, dessinateur, auteur de modèles de céramique et de verre, créateur d’objets en cuir – et de par son intérêt pour la nature, Camille Martin participe pleinement au mouvement de l’Art Nouveau de Nancy, bien que n’ayant pas été un membre officiel de l’association Ecole de Nancy, créée en 1901. L’exposition que l’ouvrage Camille Martin, artiste de l’Ecole de Nancy, le sentiment de la nature, publié chez Somogy Editions d’Art (info@somogy.fr / www.somogy.fr) et par Le Musée de l’Ecole de Nancy, accompagne veut souligner le rôle influent de l’artiste dans le renouveau des objets d’art, en mettant plus particulièrement en relief sa sensibilité envers les paysages et les végétaux, qu’il traduit avec à la fois une grande simplicité, une certaine élégance et un sens graphique aigu.

Le discours scientifique du XVIIIème siècle est un objet hybride où se rencontrent et s’opposent sans cesse deux tendances divergentes : la volonté de créer une langue de la nature toujours plus formalisée qui conduise à une connaissance précise et efficace des choses, et l’attachement à un regard contemplatif, à une vision de surface attentive aux apparences – fussent-elles trompeuses. Partout, le projet scientifique doit faire face à la question de la beauté. Peut-on connaître et admirer à la fois ? Transmettre les données techniques issues de l’observation tout en transcrivant le plaisir que celle-ci procure ? A l’origine de notre modernité scientifique, le regard et le discours sur la nature ont dû faire le deuil du sentiment du beau qui anime pourtant l’intérêt et l’étude. Nathalie Vuillemin publie Les beautés de la nature à l’épreuve de l’analyse chez Presses Sorbonne Nouvelle (www.psn.univ-paris 3.fr)

Au printemps 2009, un grand amoureux de l’Île de Beauté réalise un vieux rêve et traverse à pied toute la Corse, de la pointe du Cap jusqu’aux Bouches de Bonifacio. Une traversée qu’il baptise Pan Corsica ou l’Odyssée Corse. À travers un voyage de 28 jours sur des sentiers perdus, d’anciens chemins muletiers oubliés se révèlent des contrées sauvages et un peuple dans son intimité. Parcourant les plus beaux sommets de l’île, Fernando Ferreira, photographe reporter nous livre une collection de somptueuses images puisées au cœur de l’action. Les textes de Jean Mattei, apportent un écho inédit à ce voyage hors du temps. L’Odyssée Corse de Fernando Ferreira et de Jean Mattei, a été publié aux Editions Privat. Privat (www.editions-privat.com)

Les Publications de l’Université de Provence (www.univ-provence.fr/wpup) viennent de publier dans la collection « Textuelles Théâtre », Onirisme et engagement chez Arthur Adamov, collectif sous la direction de Marie-Claude Hubert et de Michel Bertrand. Cette publication se fait l’écho du colloque Onirisme et Engagement chez Arthur Adamov qui s’est tenu à l’université de Provence en juin 2008 afin de célébrer le centenaire de la naissance de l’écrivain, auteur dramatique majeur qui a participé dans les années cinquante, aux côtés de Beckett et de Ionesco, à la révolution dramaturgique qui s’est opérée sur la scène française. La modernité de la dramaturgie adamovienne y est constamment soulignée en même temps qu’est éclairé son rapport au politique, particulièrement complexe. L’importance de ses écrits autobiographiques, qui entretiennent un lien étroit avec son théâtre, y est pour la première fois nettement démontrée.

Michel Schroeder