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    Dérive préoccupante de l’Italie

    Un avenir toujours plus... noir !

    de

    Ce ne sont pas les scandales qui manquent en Italie. On n’a pas fini d’en évoquer un, qu’il en surgit un autre. Il est vrai que, rien que le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, à lui seul, collectionne les scandales en tous genres. Il collectionne également les procès, qu’il arrive cependant à éviter en faisant adapter la législation à ses nécessités. Il soutient, pour se défendre, être la victime (innocente !) d’un acharnement judiciaire de la part des toges « rouges » (juges).

    La corruption est elle aussi toujours plus répandue dans l’administration italienne et, en particulier, dans les secteurs de la santé et des travaux publics.

    Dans son rapport annuel de 2010, la Cour des comptes fait savoir qu’en 2009 en Italie, les délits de corruption ont augmenté de 229% et ceux de concussion de 153%.

    Le comble c’est que, face aux nombreux scandales politico-financiers qui ébranlent le gouvernement et la majorité, Silvio Berlusconi, prétend vouloir lutter contre ce phénomène, alors qu’il est lui-même jugé à Milan pour corruption d’un avocat dans l’affaire Mills.

    En peu de temps, deux affaires ont une fois encore secoué l’opinion publique, une de corruption dans la Protection civile et l’autre de fraude fiscale et de blanchiment d’argent dans les groupes de télécommunications Fastweb et Telecom Italia Sparkle.

    Le social connaît également ses scandales. En effet, le gouvernement Berlusconi est décidé a, d’une part, mettre « hors état de nuire » l’article 18 du Statut des travailleurs, un des principaux instruments de défense des travailleurs contre les abus patronaux dans les conflits du travail et, plus grave encore, introduire les contrats individuels de travail, ce qui va à l’encontre des lois et des contrats nationaux du travail. Si ces mesures devaient passer, les patrons pourraient agir à leur guise, licencier et engager le personnel comme bon leur semble, ils auraient véritablement carte blanche. Pour Paolo Ferrero, secrétaire de Rifondazione comunista et porte parole national de la Fédération de la Gauche, si ces mesures étaient adoptées, cela équivaudrait à balayer les acquis sociaux obtenus par le mouvement ouvrier en un siècle de luttes. C’est pour protester contre cette politique que Paolo Ferrero, et Roberta Fantozzi, responsable du travail et du welfare du secrétariat national de Rifondazione comunista, ont débuté, il y a une semaine, une grève de la faim.

    Le patronat pouvait-il songer à un plus beau cadeau à l’approche des élections régionales qui se tiendront les 27 et 28 mars prochains ?

    Et les élections régionales n’échappent pas à la règle, elles ont aussi eu droit à leurs scandales. Le premier a été engendré par la réduction au silence, durant le mois précédant ces élections, des voix dissidentes à la Rai.

    Le dernier en date, est le plus grave. Les listes du parti de Silvio Berlusconi (PDL), en Lombardie et dans le Lazio, avaient été refusées, la première pour vice de forme et la seconde pour ne pas avoir été présentée en temps voulu. Lorsqu’il a appris cette nouvelle, le ministre de la Défense, Ignazio La Russa, n’a pas hésité à brandir la menace d’«  être prêts à tout », s’ils ne pouvaient participer aux élections dans ces deux régions. Une réaction, en somme, « normale » pour quelqu’un issu du Mouvement social italien. Mais finalement, il n’aura pas eu à mettre sa menace à exécution. Silvio Berlusconi a, sans consulter l’opposition et contre l’avis du chef de l’État, décrété la réouverture des délais de dépôt des listes pour les élections régionales des 28 et 29 mars prochain, et ainsi tout est rentré dans l’« ordre » et ce avec, cette fois, le consentement du chef de l’Etat. Incroyable mais vrai !
    Comme le disait très bien un responsable local de Rifondazione comunista dans une lettre adressée au président de la république, Giorgio Napolitano : « Une fois que l’on a remis sa copie à un examen, on ne peut plus y apporter de modifications et, l’enseignant, ne peut pas non plus adopter une nouvelle règle relative au déroulement de l’examen pour un seul élève ».

    Mais voilà, si la liste du PDL en Lombardie a finalement été admise, ce n’est pas le cas de celle du Lazio, le Tribunal administratif régional ayant une nouvelle fois rejeté la liste du PDL, à la grande colère de Berlusconi, qui annonce une grande manifestation le 20 mars à Rome, où il prendra la parole pour « expliquer la situation aux italiens ».

    En Italie on comptait en 2009, 627.000 voitures publiques (72.000 aux USA, 61.000 en France, 54.000 en Allemagne). Or, pour « épargner » 178 millions d’euros, ce gouvernement envisage de couper le financement public à la presse, mettant en danger non seulement l’existence de 92 publications et ainsi le peu de pluralisme de l’information qui existe encore, mais aussi l’emploi de près de 2.000 journalistes, de 2.500 polygraphes, techniciens, employés administratifs, et de 20.000 autres collaborateurs occasionnels.

    Face à tout ceci, n’y a-t-il vraiment pas de quoi se préoccuper quant à l’avenir de la démocratie dans ce pays ?
    Berthold Brecht avait raison lorsqu’il disait : « le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ».

    Ivano Iogna Prat

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  • Ausland

    Griechische Arbeiter und Rentner sollen für die Krise bezahlen

    Regierung erhöht Mehrwertsteuer und kürzt Ausgaben im öffentlichen Dienst

    Athen – Mit Steuererhöhungen und mit Kürzungen für Staatsbedienstete, Rentner und Studenten will die griechische Regierung den drohenden Staatsbankrott abwenden. Die schmerzhaften Einschnitte, die in erster Linie zu Lasten der Schaffenden gehen, sollen 4,8 Milliarden Euro bringen. »Sie sind notwendig für das Überleben unseres Landes und unserer Wirtschaft – und für Griechenland, um dem Wirbelwind der Spekulanten zu entgehen« , sagte Ministerpräsident Giorgos Papandreou am Mittwoch nach einer Krisensitzung seines Kabinetts. Bei der Umsetzung erwarte er »europäische Solidarität« .

    Regierungssprecher Jorgos Petalotis konkretisierte das neue Sparpaket, das u.a. die Beschneidung des sogenannten »Ostergelds« , des Urlaubsgeld und des Weihnachtsgelds der Staatsbeamten um 30 Prozent sowie Kürzungen von Zulagen um 12 Prozent beinhaltet. Die Renten für 2010 sollen eingefroren werden. Außerdem werden die Mehrwertsteuersätze von 4,5 auf 5 %, von 9 auf 10 % sowie von 19 auf 21 % erhöht. Darüber hinaus werden die Steuern für Zigaretten, alkoholische Getränke und für Treibstoff noch weiter angehoben. Eingeführt wird eine Steuer auf Luxusartikel (teure Autos, Jachten, teurer Schmuck usw.). Zusätzliche Einnahmen soll auch eine einmalige Zahlung von 1 Prozent bringen, die auf Jahreseinkommen über 100.000 Euro (2009) erhoben wird. Außerdem sind Einschnitte bei Stipendien für Studenten vorgesehen.

    Aus Regierungskreisen verlautete, Papandreou behalte sich ausdrücklich vor, den Internationalen Währun­gsfonds (IWF) um Hilfe bei der Sanierung der Staatsfinanzen zu bitten. Griechenland läßt sich bereits vom IWF beraten, die EU hat aber Vorbehalte gegen einen Rettungsplan der internationalen Finanzorganisation.

    Die Beschlüsse erfolgen unter massivem Druck der EU, das Haushaltsdefizit von zuletzt 12,7 Prozent des Bruttoinlandsprodukts (BIP) in diesem Jahr um mindestens vier Prozentpunkte zu senken. Die Furcht vor einer Zahlungsunfähigkeit Griechenlands, dessen Gesamtverschuldung 2010 rund 120 Prozent des BIP erreichen dürfte, belastet seit Wochen den Euro.

    Sozialverbände kritisierten die anstehenden Sparmaßnahmen. »Es ist ein sehr schwieriger Tag für uns. Diese Einschnitte werden uns an den Rand des Abgrunds bringen« , sagte der Vorsitzende des Verbands der Pensionäre im öffentlichen Dienst, Panagiotis Vavoujos. »Brüssel verlangt Einsparungen, und die Regierung tut nichts dagegen. Es ist eine Schande, arme Rentner für diese Krise bezahlen zu lassen.« 

    EU-Kommissionspräsident José Manuel Barroso begrüßte die griechischen Maßnahmen. Das »ehrgeizige Programm« zur Verringerung des Staatsdefizits sei auf den Weg gebracht, sagte er in Brüssel. Der luxemburgische Premierminister Jean-Claude Juncker erklärte als Sprecher der Eurogruppe, die Regierungen der Eurozone seien darauf vorbereitet, bei Bedarf »entschlossen und koordiniert zu handeln und die finanzielle Stabilität der Eurozone als Ganzes zu gewährleisten« .

    Gewerkschaften haben die Maßnahmen als »Kriegserklärung« bezeichnet. Für den 16. März wurde der dritte landesweite Streik ausgerufen. Am 8. März wollen die Mitarbeiter der Steuerbehörden für 48 Stunden in den Ausstand treten. Die griechischen Taxifahrer streikten am Mittwoch den zweiten Tag in Folge.

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  • Ausland

    Le KPL soutient la nouvelle campagne du Comité »Liberté pour les Cinq« - Luxembourg

    Plus que jamais les Cinq ont besoin de ta solidarité. Envoie donc toi aussi une lettre à Jean Asselborn, ministre des Affaires étrangères, afin qu’il intercède en faveur des Cinq, non seulement auprès autorités états-uniennes, mais également auprès de ses homologues de l’Union européenne. Il te suffit de décharger le modèle, de le compléter (Nom, prénom, adresse) et de le signer, avant de l’envoyer par la poste.

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  • Ausland

    Lutte pour la libération des Cinq

    Une nouvelle campagne de Solidarité

    L’année 2009 s’est terminée sur une note négative, Olga Salanueva, l’épouse de René Gonzalez, s’étant vue refuser, par le Département d’Etat des Etats-Unis, la demande de visa humanitaire. Elle l’avait présentée pour rendre visite à son mari qu’elle n’a revu qu’une seule fois après son arrestation, en septembre 1998. Face à ce refus, Olga Salanueva a déclaré : « Il est temps qu’Obama réponde pourquoi des hommes qui luttaient contre le terrorisme sont en prison. Seul lui, peut les mettre en liberté ».

    L’année 2010 marquera le douzième anniversaire de l’emprisonnement des Cinq. Dès le début de cette affaire, nous étions tous conscients que cette lutte allait être longue. Mais contrairement à ce que recherchent les autorités états-uniennes, les 350 comités de solidarité continuent de lutter. Il n’y a pas un jour qui passe sans que n’ait lieu, quelque part dans le monde, une activité de solidarité avec les Cinq.

    Cette année, le Comité « Liberté pour les Cinq » - Luxembourg a décidé de lancer une nouvelle campagne. Il s’agit d’une campagne d’envoi de lettres à Jean Asselborn, ministre des Affaires étrangères. La lettre qui lui demande d’intercéder en faveur des Cinq, non seulement auprès autorités états-uniennes, mais également auprès de ses homologues de l’Union européenne, est ainsi formulée :

    Monsieur le Ministre des Affaires étrangères,

    Comme vous le savez certainement, cela fera bientôt douze ans que les Cinq sont enfermés dans des prisons de haute sécurité états-uniennes.

    Leur crime ? Avoir déjoué 170 attentats terroristes, organisés par des groupes terroristes cubano-états-uniens de Miami. Fernando Gonzalez (Ruben Campa), René Gonzalez, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez et Ramòn Labañino (Luis Medina) ne voulaient plus que d’autres victimes innocentes s’ajoutent aux 3.478 morts et 2.099 handicapés à vie que ce terrorisme a déjà fait, depuis janvier 1959 à ce jour, à Cuba. C’est la raison pour laquelle ils ont accepté cette périlleuse mission.

    Malgré tous les mauvais traitements dont ils ont été victimes, ils résistent toujours. Pour tenter de les briser, les autorités américaines ne reculent devant rien, et vont même jusqu’à empêcher leurs familles de les visiter. Ainsi, cela fait près de douze ans, qu’Adriana Perez et Olga Salanueva, qui ont déjà à plusieurs reprises rencontré la Commission des Affaires étrangères, n’ont pas pu revoir leurs maris. Les autorités états-uniennes, qui leur refusent systématiquement le visa d’entrée sous des prétextes tout à fait ridicules, comme, par exemple, qu’elles constituent un danger pour la sécurité des Etats-Unis, ont signifié à Olga Salanueva, que ce refus avait, pour elle, un caractère permanent.

    En 2008, dans un communiqué de presse, le député Ben Fayot, responsable de la Commission des Affaires étrangères, et le député Marc Angel, ont déclaré que « le fonctionnement de la justice dans cette affaire soulève beaucoup de questions, ceci en particulier quant à l’acharnement politique contre les cinq Cubains ». Ils ont également ajouté que « d’un point de vue humanitaire, le traitement des prisonniers est difficile à accepter dans un pays démocratique comme les Etats-Unis ». Ils ont également dit qu’ils vous demanderaient d’examiner les moyens dont vous disposiez pour venir en aide aux prisonniers et à leurs familles.

    C’est pourquoi je vous demande, par la présente, de bien vouloir, non seulement à l’occasion de vos rencontres bilatérales avec des autorités états-uniennes, mais également auprès de vos homologues de l’Union européenne, intercéder en faveur des Cinq afin qu’il soit mis fin, après bientôt douze ans, à cette injustice unique dans les annales judiciaires.

    Dans l’attente de vous lire, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, l’expression de ma très haute considération.

    Cette injustice n’a que trop duré. Si vous voulez contribuer à faire triompher la justice, envoyez vous aussi une lettre au ministre des Affaires étrangères. L’Amistad Luxemburgo-Cuba et le KPL ont décidé de soutenir cette campagne. Il est déjà possible de décharger la lettre du site de l’Amistad, du KPL et du Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek.

    Comité »Liberté pour
    les Cinq« - Luxembourg

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  • Ausland

    Griechenland als Drohkulisse

    An den Griechen wird vorexerziert, was allen anderen in der EU auch aufdiktiert werden soll

     »Die EU nimmt Griechenland an die kurze Leine« , wußte das deutsche Staatsfernsehen ARD Anfang Februar aus Brüssel zu berichten. Sie gehe »so hart gegen einen verschuldeten Mitgliedstaat vor wie nie zuvor« . Einem »eisernen Regime« müsse sich Athen unterwerfen, hieß es bei »Spiegel-Online« .

    Tatsächlich war es die seit Oktober 2009 in Griechenland installierte sozialdemokratische PASOK-Regierung selbst, die Mitte Januar der Brüsseler EU-Kommission einen rigorosen »Sanierungsplan« zur Reduzierung des griechischen Haushaltsdefizits vorgelegt hat – unter Bruch aller Wahlversprechen. Brüssel nahm diesen Plan am 3. Februar wohlwollend zur Kenntnis, beschloß aber gleichzeitig scharfe Kontrollmaßnahmen über dessen Verwirklichung.

    Demnach soll das griechische Haushaltsdefizit, das 2009 auf 12,7 Prozent des Bruttoinlandsprodukts (BIP) angewachsen war, innerhalb von nur drei Jahren auf die nach dem EU- »Stabilitätspakt« zulässige Obergrenze von 3 % reduziert werden. Im laufenden Jahr 2010 bereits um 4 Prozentpunkte auf 8,7 %, 2011 auf 5,6 % und 2012 auf 2,8 %. Um sicherzustellen, daß die griechische Regierung diese »Selbstverpflichtung« auch tatsächlich einhält, verlangt die EU-Kommission regelmäßige »Fortschrittsberichte« über die Umsetzung, den ersten bereits Mitte März, den zweiten Mitte Mai und dann laufend vierteljährlich.

    Gleichzeitig wurde gegen Griechenland ein »Vertragsverletzungsverfahren« eingeleitet, das mit zusätzlichen Strafmaßnahmen enden könnte, wenn sich Athen nicht ausreichend »kooperationswillig« zeigen sollte. Da die rechtskonservative Vorgängerregierung in den letzten Jahren »geschönte« Wirtschaftsdaten nach Brüssel übermittelt hatte, wurde die Statistik-Behörde »Eurostat« ermächtigt, die griechischen Angaben durch eigene Kontrolleure vor Ort zu überprüfen.

    Das PASOK-Sparprogramm selbst ist ein Horrorkatalog. Bereits 2010 sollen nicht nur die Verbrauchssteuern auf Tabak und Alkohol sowie die Benzin- und Treibstoffsteuer erhöht und weitere »Steuerbefreiungen« abgeschafft, sondern auch eine generelle Kürzung der Etats aller Ministerien um 10 % vorgenommen werden. Vor allem ist eine generelle Senkung der Lohn- und Gehaltskosten per Einfrieren der Gehälter und Kürzung von Zulagen sowie ein rigoroser Stellenabbau im öffentlichen Dienst vorgesehen. Für je fünf aus dem öffentlichen Dienst ausscheidende Beschäftigte soll nur noch eine Neueinstellung vorgenommen werden.

    Zusätzlich drängt die EU auf die Beschleunigung vorgesehener »Strukturmaßnahmen« wie »Rentenreform« und »Gesundheitsreform« , insbesondere die rasche Erhöhung des Renteneintrittsalters auf 67 Jahre. Aber auch eine »Verbesserung der Funktionsweise des Arbeitsmarktes« und die »Verbesserung der Rahmenbedingungen für Unternehmen« werden angemahnt. Im Klartext : mehr »Flexibilisierung« von Arbeitszeiten und Kündigungsschutz, weitere Privatisierung, weiterer Druck auf die Löhne, wachsende Arbeitslosigkeit und noch mehr Niedriglohnbeschäftigung.

    Sinn und Zweck der EU

    Damit tritt am Beispiel Griechenland einmal mehr der Sinn und Zweck der EU zutage : Sie dient als Knüppel zur beschleunigten Abwälzung der Folgen der kapitalistischen Wirtschafts- und Finanzkrise auf die Mehrheit der arbeitenden Bevölkerung und zugleich den regierenden Sozialdemokraten in Griechenland als willkommene Ausrede für den beflissenen Vollzug dieser sozialen Grausamkeiten.

    Das scharfe Vorgehen gegen Griechenland richtet sich aber nicht allein gegen die griechische Bevölkerung. Es soll vor allem als Drohkulisse dienen, um auch in allen andren EU-Staaten die Bereitschaft zur Einhaltung und Durchsetzung der im »Stabilitätspakt« festgelegten »Haushaltsdisziplin« zu »fördern« . Deshalb auch der Medienlärm über den angeblich drohenden griechischen Staatsbankrott und die »Gefahr für den Euro« .

    Im Zug der Finanz- und Wirtschaftskrise haben drei Viertel aller EU-Staaten im vergangenen Jahr höhere Schulden gemacht, als es der EU-Stabilitätspakt erlaubt. Griechenland ist da keineswegs ein »einsamer Sünder« . Gleich nach Griechenland mit 12,7 % kommen Irland mit 12,5 %, Großbritannien mit 12,1 % und Spanien mit 11,1 % Defizit. Insgesamt hat die EU-Kommission Defizitverfahren gegen 20 von 27 EU-Staaten eingeleitet.

    Doch bereits im Oktober letzten Jahres hat der Rat der Staats- und Regierungschefs beschlossen, daß die zur Bewältigung der Krise von den Mitgliedstaaten eingeführten »Konjunkturfördermaßnahmen« ab 2010 zurückgefahren und die »Stabilitätskriterien« spätestens ab 2012, für einige Staaten erst ab 2013 wieder eingehalten werden müssen. Dies alles zur Sicherung der »Geldwertstabilität« des Euro, an der in erster Linie die in der EU ansässigen großen Finanzkonzerne und transnationalen Unternehmen interessiert sind.

    Allerdings regen sich auch in kapitalistischen Führungskreisen leise Zweifel, ob die sich daraus ergebenden Sparpläne tatsächlich so durchsetzbar sein werden. So hieß es in »Spiegel-Online« am 29. Januar, die Skepsis sei groß, ob Papandreou seine Ziele erreicht. »Die Frage ist ja immer, ob man seinen Wählern so etwas verkaufen kann« , habe der US-amerikanische Havard-Wirtschaftsprofessor Rogoff in Davos gesagt. Beim dort abgehaltenen »Weltwirtschaftsforum« hätten sich Politiker, Manager und Wissenschaftler »nur zu gut an die gewalttätigen Demonstrationen wütender Jugendlicher in Athen in den vergangenen Jahren« erinnert.

    Inzwischen haben die stärksten griechischen Gewerkschaftsbünde, darunter die kommunistisch geführte PAME, aber auch der »Allgemeine Griechische Gewerkschaftsbund« (GSEE) und Gewerkschaft des öffentlichen Dienstes ADEDY zu landesweiten Streiks aufgerufen. Angesichts der Absichten der führenden EU-Politiker, in Griechenland das Modell für die EU-weite verschärfte Abwälzung der Krisenlasten auf die Bevölkerung durchzusetzen, ist Solidarität mit den Aktionen der griechischen Arbeiter und Angestellten ein aktuelles Gebot. Ebenso eine stärkere EU-weite Vernetzung von Kampfaktionen gegen diesen EU-Kurs.

    Georg Polikeit

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  • Ausland

    Kriegslügen ungesühnt

    Die USA und Großbritannien haben die Weltöffentlichkeit vor der Irak-Invasion vor sieben Jahren getäuscht

    Hunderte Journalisten aus aller Welt waren in einem großen Saal des irakischen Informationsministeriums in Bagdad versammelt und verfolgten vor sieben Jahren, am 5. Februar 2003, an eigens aufgestellten Bildschirmen den Auftritt des damaligen USA-Außenministers Colin Powell vor dem UNO-Sicherheitsrat. Der Chef des State Departements meinte seinerzeit, die letzten überzeugenden Beweise zu liefern, daß der Irak die Welt und die UNO-Waffeninspekteure täuschte und Massenvernichtungswaffen nicht nur versteckt hielt, sondern auch weiter produzierte.

    Powell präsentierte ein abgehörtes Telefongespräch, in dem angeblich ein irakischer Offizier einem anderen befahl, etwas verschwinden zu lassen, bevor die Inspektoren kamen ; auf Satellitenaufnahmen sollten fahrbare biochemische Waffenlabore zu sehen sein. Nach der US-Invasion und seinem Ausscheiden aus dem Amt bedauerte Powell immerhin die dreisten Lügengeschichten, die er dem Sicherheitsrat aufgetischt hatte, um dessen Zustimmung zu Irak-Krieg zu erwirken. Doch bis heute mußte sich keiner der damaligen Verantwortlichen für die Schäden im Irak, für die Millionen Flüchtlinge, Verkrüppelten, Kranken und Toten vor einem Kriegsgericht verantworten.

    In Großbritannien werden derzeit die Umstände untersucht, die das Land in den Krieg gegen den Irak geführt hatten. Die »Chilcot-Untersuchung« soll sich mit der Rolle der damaligen Regierung befassen, insbesondere der von Premierminister Anthony Blair. Im Vordergrund stehen dabei allerdings nicht der geschädigte Irak und seine Einwohner, es geht vielmehr darum, ob die Briten vor und während des Kriegseinsatzes im Irak belogen wurden. Der Abschlußbericht wird für Juni 2010 erwartet.

    Blair »Die Welt ist heute sicherer« 

    Blair erklärte dieser Tage vor dem Chilcot-Ausschuß im Brustton der Überzeugung, er habe »wirklich geglaubt« , daß der Irak Massenvernichtungswaffen produziert. Auch wenn das Geheimdienstdossier, in dem zu lesen war, daß diese Waffen innerhalb von 45 Minuten London erreichen könnten, etwas übertrieben gewesen sein könnte, sei er bis heute der Überzeugung, daß es richtig war, Saddam Hussein zu verjagen. Er sei »ein Monster« gewesen, der nicht nur die Region, sondern »die ganze Welt« bedroht habe, sagte Blair. Er sei der festen Überzeugung, daß »die Welt heute sicherer ist« ; ob mit oder ohne Massenvernichtungswaffen, »ich würde es wieder tun« , so Blair.

    Ganz anders als Blair äußerte sich am Dienstag die frühere Ministerin für Internationale Entwicklung, Claire Short vor dem Untersuchungsausschuß. Sie war im Mai 2003 aus Protest gegen das Vorgehen im Irak von ihrem Posten zurückgetreten. Blair »und seine Kumpane« hätten beschlossen, daß der Krieg sein müsse, und alles sei »auf gut Glück« gemacht worden, sagte sie. Das Kabinett habe damals keine Entscheidungen getroffen, sondern »alles abgenickt« . Auf Generalstaatsanwalt Lord Goldsmith sei Druck ausgeübt worden, den Einmarsch ins Zweistromland trotz fehlender UNO-Resolution als rechtmäßig abzusegnen, so Short.

    Im Januar 2003 habe Goldsmith den Krieg noch als illegal bezeichnet, nach organisierten Gesprächen mit USA-Abgeordneten und dem britischen Botschafter bei der UNO, Sir Jeremy Greenstock, aber sei er »umgefallen« . Am 17. März 2003, drei Tage vor Beginn der Invasion, habe Goldsmith juristisch grünes Licht gegeben.

    Die Behauptungen Blairs, nach den Anschlägen in New York und Washington am 11. September 2001 seien der Irak und Saddam Hussein gefährlicher geworden, bezeichnet Claire Short als »historisch falsch« . Es habe keinerlei Beweis für größere Gefahren gegeben, die Bürger der USA seien über angebliche Beziehungen von Saddam Hussein zu Al Qaida getäuscht worden. »Jeder weiß, daß das nicht stimmt. Er hatte absolut keine Beziehungen, keine Sympathie. Bis zur Invasion gab es Al Qaida nicht mal in der Nähe des Irak.« 

    Jetzt ist die irakische Bevölkerung deren Terror ausgesetzt. Bei einem Anschlag einer Selbstmörderin in Bagdad wurden am Montag 40 Menschen getötet, mehr als 100 verletzt.

    Karin Leukefeld

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