Les gens d’abord

Les communistes revendiquent un droit de veto pour les délégations des salariés dans les entreprises

La situation sur le marché du travail s’est sensiblement détériorée ces dernières années. La moyenne du nombre de chômeurs est passée de 4.600 en 2001 à plus de 7.900 en 2004, et à 9.270 début juillet 2008. Aujourd’hui nous en sommes à 12.761, si l’on intègre les frontaliers qui, à cause de cette loi scandaleuse sur l’invalidité, sont directement »expédiés« vers le chômage et sont inscrits à l’ADEM comme travailleurs à »capacité réduite« .

Si l’on y ajoute encore les 3.104 demandeurs d’emploi inscrits provisoirement dans des mesures d’ »occupation réduite« , on arrive à plus de 15.500 hommes et femmes sans travail fixe. Actuellement, près d’un demandeur d’emploi sur deux est âgé de plus de 40 ans. 54% d’entre eux ont une faible qualification, et plus de 31% des chômeurs restent généralement plus de 12 mois sans travail. De très rapides changements radicaux s’imposent en matière de politique de l’emploi si l’on ne veut pas entamer gravement l’avenir de ces personnes.

Pour éradiquer le chômage les communistes revendiquent :

– la création d’emplois nouveaux pour tous ceux qui cherchent du travail et qui ont une faible qualification. Il serait ainsi opportun d’investir dans des activités économiques sous développées telles que les productions fruticole et maraîchère ou encore la sylviculture. De même, dans les secteurs sociaux publics, des milliers de postes de travail pourraient être créés, des postes pour lesquels une grande qualification n’est pas nécessaire ;

– qu’en cas d’implantations de nouvelles entreprises au Luxembourg, l’autorisation d’établissement ne soit accordée que si l’entreprise embauche au moins 20% de son personnel parmi les inscrits à l’ADEM ;

– que les heures supplémentaires soient réduites au strict minimum, et que les entreprises où les heures supplémentaires sont régulières soient contraintes à engager de nouveaux travailleurs ;

– que le travail intérimaire, forme d’esclavage moderne, ainsi que tous les emplois précaires, soient abolis ;

– le payement du chômage pendant une période de deux ans ;

– la garantie pour les travailleurs, en cas de faillite, du salaire et du poste de travail, par la création d’un »pool« étatique qui y veillerait ;

– l’abaissement de l’âge de la retraite de 65 à 60 ans et le droit à la pension complète dès l’âge de 57 ans avec 35 ans de cotisation ;

– l’introduction de la semaine de 35 heures à salaire complet ;

– l’augmentation du salaire minimum garanti de 20%, afin de protéger les bas salaires face à une pauvreté de plus en plus répandue.

– l’extension des droits des travailleurs dans l’économie ainsi que le droit de véto pour les délégations ouvrières lors de licenciements et délocalisations de productions ;

– la création d’une banque publique du Benelux, qui devra avoir pour mission de soutenir les petites et moyennes entreprises, de financer les logements sociaux, de favoriser la création de nouvelles entreprises et de refinancer les entreprises en proie à des difficultés conjoncturelles, lorsque des perspectives subsistent. En même temps, le bénéfice des actionnaires doit être strictement limité et les droits des travailleurs doivent être accrus.

jeudi 28 mai 2009