»De Mënsch virum Profit !« est aussi dans l’intérêt des consommateurs

Le KPL écrit à l’Union Luxembourgeoise des Consommateurs (ULC)

Comme il ne lui était pas possible de participer à l’assemblée générale de l’ »Union Luxembourgeoise des Consommateurs« du 6 mai 2009 le président du KPL Ali Ruckert a adressé une lettre au président Mario Castegnaro dans la quelle il fait savoir que le Parti Communiste Luxembourgeois soutient entièrement les revendications de l’UCL :

 »Comme nous le déclarons dans notre programme (www.kp-l.org), nous avons toujours été opposés aux politiques menées par l’Union européenne et, en particulier, nous sommes contre le Traité de Lisbonne qui prône, notamment, la libéralisation des marchés ainsi que la privatisation des services au profit des grands groupes capitalistes. Nous sommes donc logiquement opposés à la politique du gouvernement qui ne fait qu’appliquer à la lettre ce traité, sans tenir compte des intérêts des consommateurs, ne se préoccupant que de sauvegarder les intérêts des industriels et de leurs actionnaires, ainsi que des acteurs de la place financière. Il est impossible de défendre des intérêts totalement opposés, d’une part ceux des industriels, qui ne songent qu’à augmenter toujours plus leur marge bénéficiaire afin de contenter leurs actionnaires et, de l’autre, ceux des consommateurs, dont le pouvoir d’achat se réduit chaque jour un peu plus, et qui assistent impuissants à la montée des prix. Il n’est pas nécessaire de sortir d’une grande école pour comprendre que le gouvernement a fait son choix, et ce, au dépend des consommateurs.

Il s’agit donc de tout mettre en œuvre pour empêcher tant les banquiers que les industriels sans scrupules de recourir aux abus en tous genres pour augmenter sans cesse leurs bénéfices. Des règles claires et strictes s’imposent afin d’éviter que des dérapages comme, entre autres, ceux qui ont engendré cette crise ne se répètent.

Il est nécessaire de réglementer également certaines démarches commerciales envahissantes et surtout la publicité, toujours plus agressive, qui n’hésitent pas à cibler les enfants pour arriver à ses fins. Il est difficile de comprendre la politique du gouvernement en la matière. Comment peut on expliquer que le ministère de la Famille lance des campagnes pour la protection des enfants et contre le surendettement, qui sont des initiatives louables, mais ne fait rien pour protéger les enfants, des spots publicitaires qui leurs sont destinés à la télé, au cinéma et autres médias, ni les consommateurs, de la publicité qui incite de manière constante à la surconsommation et au surendettement. Il en faut peu aux publicitaires, avec les budgets mis à leur disposition par les industries agroalimentaires, pour réduire à néant, le projet national »Gesond iessen, Méi bewegen« contre la malbouffe. En évoquant la protection des enfants, on ne peut pas non plus s’empêcher de parler de l’absence d’action concrète de la part des autorités responsables vis-à-vis de la vente de dessins animés, films (et de leur diffusion à la télévision) et de jeux vidéo qui banalisent la violence, une violence qui logiquement transparaît ensuite dans le comportement des enfants.

Il faut donc lutter sans merci contre la publicité pernicieuse des banques et autres agences de crédit incitant les consommateurs à faire appel à eux pour acheter toujours plus à crédit. Les malheureux qui se laissent convaincre par ces offres trompeuses tombent dans le piège et se retrouvent rapidement confrontés au surendettement et donc à une situation économique toujours plus précaire.

Au niveau des produits, il est indispensable qu’il y ait des règles qui protègent les consommateurs. Il s’agit d’imposer un étiquetage clair qui permette au consommateur de savoir exactement ce qu’il achète (composition, date de production et de péremption, etc.), et qui fasse en sorte que la traçabilité des produits, quels qu’ils soient, soit garantie.
Enfin, pour garantir l’application de ces règles, il est indispensable qu’il y ait un contrôle strict et permanent de la part autorités responsables. En cas de problème, tout doit être fait pour permettre au consommateur de traîner le(s) responsable(s) devant les tribunaux, notamment en réduisant les démarches administratives, qui dans bien des cas découragent la victime d’entreprendre une telle démarche.

De toute manière, notre slogan est on ne peut plus clair : ‘De Mënsch virum Profit !’« 

vendredi 8 mai 2009