Inscrite dans l’espace littéraire luxembourgeois

Miriam R. Krüger, poétesse péruvienne d’émotions et de partage

Miriam R. Krüger est née à Lima, au Pérou. Elle vit au Luxembourg depuis quinze années maintenant.

Etincelle artistique d’un grand dynamisme, elle s’inscrit aujourd’hui dans l’espace littéraire et culturel de notre pays.

Chez Miriam R. Krüger le feu poétique, l’essence de la poésie, font partie de sa vie, de son quotidien.

La langue maternelle de la poétesse est l’espagnol, une langue belle, une langue qui chante, une langue volup­tueuse et magique, profonde aussi. Elle maîtrise particulièrement bien le français, l’italien, l’anglais.
Un grand nombre de revues et magazines ont déjà proposé des textes et poèmes de Miriam R. Krüger à leurs lecteurs, tant au Luxembourg (Apertura) qu’au Chili (Cinosargo) ou encore en République Dominicaine (Mujeres Poetas Internacional). Elle s’exprime là où elle le peut, avec beaucoup de talent, de conviction, d’amour et de fraternité aussi, que ce soit lors de soirées littéraires et artistiques au Luxembourg, dans des pays voisins, ou encore au Pérou ou en Espagne.

Là où la poésie de Miriam R. Krüger est lue, dite, ceux et celles qui la lisent, ceux et celles qui l’entendent, savent, savent la valeur et la saveur d’une poésie inspirée de grande sincérité, puissante et terriblement belle aussi.

La poésie de Miriam R. Krüger possède de multiples dimensions, toutes orientées et dictées par l’ardent souhait d’exprimer des choses de la vie de tous les jours, de l’existence, d’existences belles, d’existences malmenées aussi.

La poétesse, d’origine péruvienne, est convaincue que nous sommes tous poètes. Je le pense aussi. Il suffit de chercher la poésie qui réside en nous, de lui donner la possibilité de jaillir, d’émerger. L’esprit poétique et le don de poésie nous offrent mille et une possibilités pour alléger nos souffrances, pour aller de l’avant dans notre existence, pour réfléchir, pour aller faire l’autre aussi, pour comprendre l’autre dans ses différences.

La poétesse explique qu’au Pérou les soirées littéraires sont nombreuses. Lorsqu’elle est arrivée au Luxembourg, cela lui a manqué. Aujourd’hui ce vide est comblé grâce aux nombreuses participations de la poétesse à la vie culturelle et littéraire de notre pays.

Miriam R. Krüger est l’une des chevilles ouvrières de l’association « Millefeuilles », espace multiculturel d’une qualité indéniable.
Elle a participé au projet « A bâtons rompus » avec Paca Rimbau du CLAE.
Elle organise des ateliers créatifs pour enfants et elle a animé l’Atelier Inca à l’occasion de la semaine thématique organisée par l’Ecole Européenne.

La beauté de la poésie de Miriam R. Krüger jaillit dans chacune des pages de ses recueils, s’enrichit au fur et à mesure de l’écriture, une écriture d’une finesse et d’une légèreté de style qui confère à sa poésie un charme particulier, un charme de douceur, de sincérité.

La dimension de la poésie de l’auteur reflète un état d’âme d’une noblesse remplie de fraternité, d’échange, d’émotion, de partage.
Je voudrais, amis et lecteurs de notre quotidien, vous faire partager la sensibilité de Miriam Krüger, en vous proposant de découvrir l’un de ses poèmes, extrait de son recueil « Sentir » : Personne ne peut être heureux / Sans avoir connu la douleur. / Personne ne peut sourire / sans avoir pleuré. // Personne ne peut faire le bien / S’il ne connaît pas le mal.// Qui n’a pas été humilié / Pour qui l’éloge n’a pas été fait. // Nous tous avons été des rêveurs / Nous tous avons été déçus. // Qui ne connaît pas l’amour / Qui ne connaît pas la trahison. // Personne ne peut sincèrement pardonner / Parce que c’est difficile d’oublier. / Personne n’est libre de la peur / Personne ne peut être privé de bonheur. // Personne n’est trop jeune pour souffrir / Personne n’est trop adulte pour vouloir jouer // Personne n’est trop vieux pour aimer. // Nous sommes tous égaux / Blancs et noirs / Pauvres et riches / Parce que notre cœur à tous bat de la même façon.

« Sentir » est le titre du premier recueil, bilingue (espagnol et français) de Miriam R. Krüger, publié en 2010 au Pérou.

Le second recueil, publié en 2011, également au Pérou, sous le titre « Potpurri », proposant des poèmes en quatre langues (français, espagnol, italien, luxembourgeois) est d’une force supérieure au premier recueil. On sent la poétesse s’affirmer, gagner en maturité.

La préface rédigée par le poète et essayiste péruvien Hector Naupari, connu un peu partout dans le monde, est une analyse des écrits de Miriam R. Krüger. J’adhère tout à fait à ce qu’Hector Naupari nous communique à propos de la poétesse. Je vous propose quelques passages de cette préface écrite à l’aide des yeux du cœur et des yeux de la poésie :

Les poèmes proposés dans le recueil « Potpurri » expriment avec délicatesse le déracinement total…L’appétit cosmopolite de l’auteur est intense, ainsi que ses efforts pour être universelle….La langue utilisée par l’auteur est simple, claire, calme, évocatrice, bucolique par moments, intime aussi sur sa vie privée. ».

Plus loin, Hector Naupari explique que la poésie de Miriam R. Krüger jouit d’une absence d’artifice, qu’elle est de composition délicate comme une sylphide, délicate comme les pétales d’une rose.
Je voudrais ajouter, qu’à elle seule la poésie de l’auteur est tout un continent d’émotions et d’amour.

Voici un autre poème de Miriam K. Krüger, extrait de son recueil « Potpurri » - Chercher un endroit : Je cherche un endroit / Je suis à la recherche d’un lieu, un espace / pour vivre et rêver / sans m’inquiéter de ce que les autres pensent. / Je cherche un lieu, un espace / où je peux respirer / sans avoir le sentiment d’être sous pression. / Je cherche un endroit pour m’installer / où il n’y aura pas de murs pour m’imposer des limites / ou des portes qui disent où sortir, où entrer. / Je suis à la recherche d’un lieu, un espace / où je pourrais rester loin des gens / mais sans perdre le contact./ Je suis à la recherche d’un espace / où il y a toujours un éternel été d’hiver / un endroit où le soleil ne m’agace pas / un endroit où le froid ne me gèle pas. / Je cherche un endroit, un espace / pour évacuer mes peines / un endroit où mon âme trouvera le bonheur./ Je suis à la recherche d’un espace / où l’aube m’apportera l’espoir / et où le soir m’apportera la paix / un endroit où je pourrai jouer comme une petite fille / sans oublier que je suis une adulte. / Je veux trouver un endroit, un espace / et je n’arrêterai pas de chercher. / Un jour je sais que je le trouverai.

Pour conclure, je dirai que Miriam R. Krüger est douée pour découvrir en toute chose, en toute personne, l’essence poétique, la dimension poétique.

En consultant Google, sous le nom de la poétesse, il vous sera possible de découvrir des links, ainsi que des photos. Sur son site, vous découvrirez où vous pouvez commander et acheter ses recueils, des recueils qui trouveront bien vite une place de choix dans votre bibliothèque.

Les recueils « Sentir » et « Potpurri » sont toujours disponibles. Tél : 691618444. mrk.lu@yahoo.com / le blog en espagnol et en français : mrkpoesia.blogspot.com

Michel Schroeder

jeudi 17 novembre 2011