Accord de coalition: Politique de sécurité nationale

Une lecture de la Friddens- a Solidaritéitsplattform Lëtzebuerg (FSPL)

Le 31 janvier en réunion plénière, les membres de la Plateforme luxembourgeoise pour la paix et la solidarité (FSPL) ont analysé la partie de la politique de sécurité nationale et les parties s’y rapportant comme la politique des affaires étrangères de l’accord de coalition du gouvernement actuel composé du DP, du LSAP et des Verts.

La FSPL constate que les orientations politiques suivent les mêmes raisonnements que celles définies par les gouvernements précédents. La FSPL salue l’importance accordée à la prévention pour résoudre les conflits internationaux et soutient également les objectifs comme la sécurité et la stabilité des relations internationales.
Cependant la FSPL déplore que les moyens que le gouvernement veut employer soient en contradiction avec ces buts.

En effet l’accord réaffirme des acquisitions comme celle d’un avion de transport, d’un hélicoptère ou de drones et la mise en service du Govsat1, des moyens militaires qui ne sont pas destinés à la défense du territoire européen. Ils ont au contraire un caractère offensif, pouvant être utilisés dans le cadre d’une action de l’Otan en premier lieu dans des parties du monde où des tensions fortes existent comme en Méditerranée ou au Proche et au Moyen Orient.

La Plateforme regrette que le Luxembourg ne soit apparemment pas disposé à signer et à ratifier le «Traité d’interdiction des armes nucléaires» adopté en juillet 2017 par l’Assemblée générale de l’ONU.

La FSPL regrette que le budget militaire devrait augmenter de 50%, passant de 0,4 % à 0,6 % du PIB et peut être même au-delà de cette limite, alors que ces moyens seraient cruellement nécessaires pour alimenter des projets de médiation ou de prévention de conflits.

Le gouvernement argumente que l’augmentation des moyens budgétaires seraient due à nos obligations en tant que membre de l’Otan et participant de la Pesco (la politique de défense européenne). La FSPL récuse formellement de telles argumentations.
Rien n’oblige le Luxembourg à être présent sur des champs de bataille dans le monde, tout oblige le Luxembourg à créer des relations de solidarité et de paix avec tous les États du monde.

L’accord laisse une situation pleine de contradiction pour le nouveau ministre des Verts, François Bausch. La FSPL espère qu’il sache les résoudre dans un esprit de paix.

(Communiqué)

Mittwoch 13. Februar 2019