Coopération Luxembourg-Salvador

Des résultats remarquables

A l’occasion de la 11ème Commission de partenariat qui s’est tenue mercredi dernier, Romain Schneider, ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, et Jaime Miranda Flamenco, vice-ministre de la Coopération au développement du Salvador ont, à l’approche de la fin du Programme indicatif de coopération, fait un tour d’horizon des différents projets en cours.

Les projets toujours en cours de cette coopération bilatérale, qui a débuté en 1993, visaient notamment, à réduire la pauvreté, les inégalités de distribution des revenus ainsi que l’inégalité entre hommes et femmes, et à favoriser le développement de la microfinance ainsi que la mise en oeuvre de l’agenda pour l’efficacité de la coopération au Salvador.

Dans son introduction, Romain Schneider a tenu à mettre l’accent sur l’importance de l’efficacité en matière de coopération. Il s’est félicité, d’une part, des résultats obtenus en matière de gouvernance ― autre objectif de la coopération luxembourgeoise ― avec le retour de la démocratie et, d’autre part, des résultats obtenus en l’espace des six dernières années, notamment, en matière de lutte contre la pauvreté, dont le taux a été réduit de 46% à 34%, et de lutte contre l’analphabétisme, le taux d’alphabétisation étant passé de 85 à 97,2%.

Dans son intervention, le vice-ministre de la Coopération salvadorien, Jaime Miranda Flamenco, a tenu avant toute chose à remercier le Luxembourg qui a contribué, au travers de sa coopération, à engranger ces succès. Il a rappelé qu’il y a moins de 25 ans, le Salvador connaissait une guerre interne résultant du manque de démocratie, l’accord de paix ayant été signé en 1992. Et si pour lui, la démocratie au Salvador est aujourd’hui irréversible, il a cependant tenu à ajouter que la démocratie ne se limite pas aux élections, et qu’elle n’est pleine et entière que lorsqu’elle existe également au niveau social et économique.

Jaime Miranda Flamenco a expliqué qu’actuellement au Salvador le problème majeur est l’insécurité interne. C’est pour remédier à ce problème, que le Conseil national de sécurité, dans lequel toute la société est représentée, a été créé, et s’est félicité que l’on soit arrivé à un consensus national en la matière. C’est dans cet esprit que le gouvernement a convoqué hier, la Marche nationale pour la vie, la paix et la justice, invitant toute la population à participer, pour manifester ainsi sa volonté de mettre un terme au plus tôt à l’insécurité.

Il a également déclaré que le gouvernement mettra tout en oeuvre pour améliorer encore davantage les résultats obtenus durant les six années écoulées. Ses trois priorités sont : la sécurité, l’éducation, et la croissance et la création d’emplois.

Il est clair que c’est l’arrivée au gouvernement, en 2009, du Front Farabundo Marti de libération nationale, ancien mouvement guérillero qui s’est converti en parti politique légal en 1992, qui est à l’origine de cette (r)évolution sociale. En 2014, et malgré le fait qu’il se soit cette fois, représenté seul aux élections, le FMLN a été réélu pour un nouveau mandat quinquennal.

I.P.I

Freitag 27. März 2015